‹ La Genèse de la Science des CristauxChapitre 9 sur 60 · An essay aboul the oviginesand verlues of gems · texte numérisé non relu

An essay aboul the oviginesand verlues of gems

ne

les animaux par voie de génération (1), admet cependant qu'elles grandissent par l'addition d’un « esprit pétrifique » ou d'un suc lapidifique qui était autrefois dissout dans l’eau ; la cristallisation des sels lui semble une imitation des cristallisations naturelles, comme les « marcassites carrées » et le cristal de roche. Quel est done,se demande-t-il, la cause efficiente des pierres ? Les anciens ont à sa connaissance répondu à cette question des manières Les plus diverses ; ils ont cru par exemple que les pierres avaient une âme ; et qu’elles étaient une manifestation de cette « âme », ou ils ont attribué leur origine à l’action « d'un feu souterrain et central ; ou à celle d’un « froid extrême » ; ou encore à la « sécheresse »; d’autres ont pensé que les pierres sont dues « à une faculté spéeifique ; ou qu'elles proviennent d’exhalaisons et de vapeurs ». Venette admettrait plutôt un « esprit pétrifique » ; mais il présente son opinion comme une hypothèse et non à titre de vérité établie.

Jean-Jacob Scheuchzer expose à l'Académie des Sciences de Paris les résultats obtenus lors de son voyage scientifique (2) ; il entre ensuite dans la physique de la formation du « cristal de roche et entreprend même de prouver géométriquement la nécessité de la figure hexagone qui lui est ordinaire ; il croit, suivant le système commun, que le cristal ainsi que les pierres précieuses a été liquide, et s’est formé dans des pierres qui l’étaient aussi ; il parait persuadé par expérience qu'il ne se produit plus de nouveaux cristaux » ; il lui semble que l’on peut fixer au déluge la date de la formation du-cristal de roche.

4. Geoffroy-reprend la question dans son ensemble ei essaye de déterminer « l’origine des pierres (3) » ; pour être sûr, dit-il, qu’« elles ont toutes été fluides, il suffirait d’en voir une seule où fût enfermé quelque corps étranger

. Traileé des pierres, 1702.

Page 1