SONT INCAPABLES DE S'ÉCHAPPER DE LEURS MILIEUX
1° Expériences directes faites en petit dans le laboratoire.
A l'époque où j'écrivais les lignes ci-dessus, ce que j'affirmais était parfaitement ralionnel; mais encore n'était-ce qu'une simple affirmation. J'avais d'autant plus lieu de croire que mon raisonnement était irréfutable, qu'en examinant optiquement les poussières de l'air avec tout le soin voulu, il m'avait été jusqu'alors impossible de saisir au passage une seule cellule de levûre alcoolique représentant matériellement la cellule en voie de prolifération dans son milieu liquide normal ; il y avait donc là aussi une certaine relation de cause à effet; la négation répondait à une autre négation.
Des savants, entichés de panspermisme, continuant à répéter, toutefois, que l'air pouvait renfermer des cellules de levüre, el que le fait était on ne peut plus naturel, je résolus un jour de trancher la question par une épreuve qui me parut décisive. Nous élions alors au mois de mars 1875, époque à laquelle je venais de recevoir de M. Pasteur, à la tribune de l’Académie de Médecine, une contradiction formelle au sujet du résuitat d’expériences que j'avais publiées, l’année précédente, sur la transformalion des levüres.
Voici le dispositif de mon expérience, restée jusqu'alors inédite : Sous une cloche de verre de trente-cinq centimètres de hauteur et de trente-deux centimètres de dia-
DANS L'ATMOSPHÈRE. A) mètre, je plaçai cinq appareils dans lesquels je devais entretenir, au moyen du même liquide nourricier, cinq fermentations alcsoliques concomitantes, et d’égale intensité.
Les quatre premiers appareils étaient représentés chacun par un bocal à large ouverture de 300 c. cubes de capacité, rempli aux trois quarts de suc de coings non fermeté et conservé intact (1).