Lac. cit., p
pas ainsi que l'auteur de la Naissance de V Intelligence a voulu procéder. « Il serait difficile, a-t-il écrit, de définir la direction du rayon lumineux dans un espace éclairé... » 11 convient donc d'y renoncer; mais l'expérimentateur constate que les animaux en expérience « suivent des chemins parallèles... comme s'ils étaient sollicités par une force dirigée suivant une direction parfaitement déterminée ». Ce sera suffisant pour admettre que cette force existe et leur impose bien le chemin qu'ils suivent. Il faut citer le texte même de Bohn : « La notion de rayon lumineux sera soigneusement écartée. Il lui sera substitué la notion de champ lumineux, celle de ligne de force lumineuse, notions d'ordre expérimental. La direction du champ lumineux sei^a celle de la résultante d'action F, des muscles locomoteurs diversement excités par la lumière ; les lignes de force lumineuse seront les trajectoires tracées par les animaux dans ces conditions »K
B. — Tropisme et Dressage. — Le dressage nous fournira des arguments contre Lœb.
On peut, en effet, démontrer expérimentalement que la notion de tropisme répond à des phénomènes d'association qu'il ne paraît nullement nécessaire de débaptiser. N'importe quelle manière de se diriger, chez n'importe quel animal, peut être modifiée par l'éducation. Dès lors, que devient l'action directe, le tropisme? Lœb lui-même, a déclaré que la faculté d'apprendre était la caractéristique du psychisme, il a opposé cette faculté au tropisme. Que deviendra donc ce dernier si nous montrons que le prétendu tropisme peut être entièrement modifié par l'éducation... qui n'a guère d'influence sur « la composition chimique du protoplasme »?
On a cru longtemps que les animaux inférieurs ne
1. Attractions et oscillations des animaux marins, p. G. Bohn, p. 25. (Inslilut général psychologique.)