Dictionnaire des Sciences naturelles, ar
entraînées dans le remous de la vie sont ce qu'on appelle les aliments, les matières assimilables.
Au contraire, tout ce qui est de nature à troubler les réactions du protoplasme (matières chimiquement nocives, chocs, etc.) repousse l'être vivant.
A l'idée du tropisme (attraction ou répulsion directes par les « agents » extérieurs), il faut donc opposer l'attraction initiale de ce qui est en harmonie avec le biologique et la répulsion ou discordance de ce qui est opposé à ce u biologique ». C'est là, semble-t-il, une façon plus légitime de délimiter le problème, de le poser, car ce n'est certes pas une explication !
On ne conçoit, au début, qu'une alimentation autotrophe dans laquelle l'animal emprunte au milieu ambiant, composé de matières minérales, les matériaux de son édifice moléculaire. Puis, vient l'alimentation diffusive supposant l'existence de ferments et d'acides qui dissolvent les substances organiques déjà formées et les rendent assimilables.
Un événement considérable, un grand progrès pour un organisme est l'acte d'aller vers le point où le milieu ambiant est plus nourrissant qu'ailleurs; puis de traverser des milieux non nourrissants pour aller vers la substance alimentaire. En somme, la fonction fondamentale, ou plutôt la vie même, la nutrition, est essentiellement un phénomène d'attraction; elle est cela avant d'être toute autre chose ; mais, nous le répétons, il n'y a rien là qui rappelle le prétendu tropisme, ou influence des agents extérieurs.
Du bas au haut de l'échelle animale, écrivions nous, il y a quelques années ^, la matière vivante n'entretient sa vie que grâce à des phénomènes d'attraction. Chez les êtres inférieurs, dépourvus d'organes, ils apparaissent avec le caractère bien déterminé d'une attraction invincible, parce qu'ils sont parfaitement