VÉquitation actuelle et ses principes, p
L'éperon n'aura plus à intervenir que dans les cas très rares de refus d'obéissance^. »
Il y a, dans ces lignes, des observations de la plus grande justesse dont on peut tirer, en les interprétant d'une façon un peu différente de celle de l'auteur, l'idée principale de la diminution de l'excitation nécessaire à la réaction dont nous avons formulé la loi. Il convient donc d'introduire dans les lois de l'habitude l'idée d'une sensibilisation nerveuse, déterminée par la répétition des excitations, différant du mécanisme de régulation musculaire et permettant la diminution de l'excitation nécessaire jusqu'au seuil de la sensation. Et il en découle naturellement l'idée de l'absence totale de relation quantitative entre l'excitant et le travail musculaire.
Je dois dire que ces résultats sont en complète contradiction avec ceux que l'on obtient dans le cas spécial de la réaction salivaire :
« Ce qu'il y a de très remarquable, c'est qu'en modifiant très légèrement la hauteur ou le timbre du son dont on s'est servi pour créer le réflexe, celui-ci cesse de se produire... » a écrit Bohn à propos des travaux de l'Ecole russe. Il est très possible que les choses se passent ainsi pour le cas exceptionnel du réflexe salivaire; et je le crois, puisque Zéliony le dit; mais c'est un principe absolu dans le dressage de tous les animaux et en ce qui concerne tous les sens, que les excitations fortes au début peuvent toujours être diminuées jusqu'au seuil de la sensation sans que la réaction cesse de se produire.
Dans son exposé des travaux de l'Ecole russe-, Bohn n'a établi, à propos des excitations dynamogènes, aucune distinction entre la répétition de l'excitation opérée coup sur coup, sans interruption, et les