IA GÉNUFLEXION
Ces divins reproches continuent longtemps sur le même ton. Le prophète ne sait comment le peuple pourra les faire cesser, ni quels moyens il devra employer pour témoigner à ce Dieu si bon ses justes regrets. Le premier est de faire la génuflexion devant lui. Mais cette génuflexion doit être sincère, faite avec la volonté de marcher désormais avec fidélité dans les voies du Seigneur (1).
Tu le vois, mon cher ami, pour tout pécheur, homme ou peuple, qui veut obtenir miséricorde, la première manifestation de repentir est la génuflexion. Ce n'est pas en restant debout et le front haut comme le pharisien, que le coupable peut espérer de toucher le cœur de Dieu, mais bien en rentrant comme le publicain, au fond de son néant, c'est-à-dire en se remettant devant Dieu, par la génuflexion, dans l'état où il
(1) Quid dignum afferam Domino? Curvabo genu Deoexcelso?.... Indicabotibi,ohomo, quidDominus requirat a te : utique facere judicmm et sollicitum ambulare coram Deo tuo. Mich., vi, 6, 8.
était dans le sein de sa mère. Quel acte profondément philosophique que la génuflexion !
Mon Dieu ! faites à tous la grâce de le comprendre.
A demain le Nouveau Testament.
Tout à toi.