‹ La génuflexion au XIXe si`ecleChapitre 26 sur 37 · EXPLICATION DU TITRE DE CETTE CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

EXPLICATION DU TITRE DE CETTE CORRESPONDANCE

Le dix-neuvième siècle ne fait plus la Génuflexion devant le vrai Dieu, il viole ainsi la première loi de la création. — Il fait la Génuflexion devant de faux dieux. — Il ne veut plus qu'on la fasse devant le vrai Dieu. — Quelques-uns de ses blasphèmes.

Mon cher ami

Enfin, je tiens aujourd'hui ma promesse. Cette lettre va t'expliquer le titre de notre correspondance : La Génuflexion an XIXe siècle.

L'homme est un être créé pour adorer. Ne s'étant pas fait lui-même, il faut qu'il adore quelqu'un ou quelque chose. Ce quelqu'un ou ce quelque chose, c'est l'Etre, dieu ou créature,

dont il reconnaît la supériorité; de qui il espère quelque bien, et à qui il doit des hommages de soumission et de reconnaissance. Ce qui est vrai de l'homme est vrai des anges, des démons et de tous les êtres créés.

L'adoration est donc la loi de la création tout entière. La Génuflexion est l'acte extérieur, le signe obligé de l'adoration. Ainsi l'ont comprise pt pratiquée tous les peuples du monde, Juifs, Chrétiens, Païens. Puisqu'une loi se reconnaît à la permanence des effets, la Génuflexion est donc une loi : loi universelle, sacrée, impitoyable.

Je dis impitoyable ; car l'homme ne peut s'y soustraire. Bon gré, mal gré il faut qu'il fasse la Génuflexion. S'il ne la fait pas devant le Dieu vrai, il la fera devant le dieu faux; s'il ne la fait pas devant le Dieu Très-Haut, il la fera devant le dieu très-bas ; s'il ne la fait pas devant le Dieu esprit, il la fera devant le dieu matière ; s'il ne la fait pas devant le Dieu éternel, devant l'Ancien des jours , Antiquum dierum, comme dit

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