II, 43, 44; IV
Théopompe, l’auteur du traité Sur les récits merveilleux, attribué faussement à Aristote, Timagétos et peut-être Callimaque!.
Dans le périple du pseudo-Skylax, on lit : « Après les Vénètes il y a le peuple des Istriens et le fleuve Istros ce fleuve se jette aussi dans le Pont-Euxin? ». Aristote’ parle des thons du Pont-Euxin qui remontent un bras de l’Istros et descendent dans l’Adriatique par l’autre bras : c’est la route qu’Apollonios fait suivre aux Argonautes.
Théopompe, d’après Strabon, donnait aussi à l’Istros une embouchure dans le Pont et une dans l’Adriatique‘. Le traité Sur les récits merveilleux, contient cette phrase : «A ce qu’on dit, l’Istros, qui coule des forêts appelées Herkyniennes, se divise en deux : d’un côté il coule vers le Pont, de l’autre il se jette dans l’Adriatiqueÿ ».
Timagétos, est, d’après les scolies, le seul auteur qui ait fait passer les Argonautes du Pont dans la Méditerranée par l’Tstros, et Apollonios « l’a suivif ». Il faut entendre par là que le poète, comme l’historien, à fait remonter le cours de ce fleuve par les héros. Maïs d’après Timagétos un des bras de l’Istros se jette dans la mer «Celtique », d’où les Argonautes arrivent en Tyrrhénie’ : comme l’expression « mer Celtique » désigne la Méditerranée à l’ouest de l'Italie, l’itinéraire de Timagétos ne concorde pas avec celui de notre poète.
Les idées de Callimaque sur l’Istros n'apparaissent pas clairement. Si les Colques, dans les Aîtia, se divisent en deux
1. BERGER, Gesch. der wissensch. Erdkunde der Griechen, X, 21 sq.; Fircu, de Argon. reditu quaestiones selectae, 10, 37 ss.; WALTHER, 0p. cit., 85 sq., PaArRTSscH, die Stromgabelungen der Argonautensage (Bericht über die Verhandl. der Saechs. Akad. der Wissensch. zu Leipzig, phil. hist. Klasse, 1. LXXI, 1919, 2e fasc.).
Pér., 20; cf. carte III, des GGM Didot.
Hist. Anim., VIII, 13.