‹ La Géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de RhodesChapitre 150 sur 222 · STRAB · texte numérisé non relu

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. Mir. Ausc., 105.

. Scol. Ap. Rh., IV, 284.

Scol. IV, 259, où il faut corriger tùv uèv Däotv en ’Totpov uév pnouv (ParTscH p. 9), ou rdv "Torpov pnotv (Muezzer, FHG, IV, 519), ou Tôv Lèv,Däouwv... tv DE "Iorpov (Scawarrz, cf. JAcoBy, FGrH, I, DLlEne)

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groupes dont l’un arrive au fond de l’Adriatique par l’Tstros, comme le supposent Schneider et Pfeiffer! il faut admettre que Callimaque partage sur la géographie du fleuve les idées de Skylax et d’Aristote. Mais l'itinéraire des Colques et des Argonautes dans les Aitia reste mystérieux.

D’après Strabon, la division de l’Istros en deux bras qui se jettent dans le Pontet l’Adriatique se retrouve chez Eratosthène et Hipparque?, done après Apollonios. Il est vrai que certains érudits hésitent à imputer une erreur pareille à Eratosthène*, mais le rapprochement avec les auteurs cités plus haut montre qu’elle n’a rien d’invraisemblable et que le témoignage de Strabon mérite créancef.

Si étrange que nous paraisse l’idée d’Apollonios, on voit qu’elle était généralement admise à son époque. Il ne faut donc pas la mettre au nombre des «erreurs géographiques les plus monstrueuses » que Couat reproche au poètes : elle correspond à la science très incomplète de son temps.

D'ailleurs Strabon et Diodore de Sicile expliquent l’origine de cette tradition : au fond de l’Adriatique, dans la presqu'île appelée encore aujourd’hui l’Istrie, les Grecs connaissaient le peuple des Istriens, cité déjà par Hécatéef, et un cours d’eau nommé Istros, qu’ils regardèrent comme un bras du grand fleuve parce qu’il portait le même nom.

En outre, la cireumnavigation de la Grèce et la traversée de l'Océan étant un élément traditionnel et important de la légende argonautique, les écrivains ont essayé de le conserver en l’adaptant à une géographie plus récente : ils ont ainsi remplacé l'Océan par l’Istros’. Enfin comme on

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