BERGER, 0p..cit
l’a signalé plusieurs fois, l’idée d’un fleuve réunissant l’Adriatique et le Pont s’explique par l’existence d’une voie commerciale!, Au 1v® siècle, un commerce actif avec portage avait lieu entre les deux mers par le Danube et la Save.
C) Les bouches de l’Istros
Sur les embouchures du Danube vers le Pont-Euxin, historiens et géographes ne sont pas d’accord : Hérodote et Ephoros en comptent cinq, Skylax trois, Timagétos trois également, dont une appelée Calon?; plus tard, on en trouve cinq chez Arrien, Skymnos et Denys le Périégète, six chez Pline l'Ancien et chez Ptolémée, appelées du sud au nord Hiéron, Narakion, Calon, Pseudostomon, Boréion, Psilon, et sept chez Strabonÿ. Apollonios cite seulement les bouches Calonet Narécos qui entourent l’île Peuké, mais cela neprouve nullement qu’il n’en connaisse pasd’autres. C’est probablement à Timagétos qu’il a emprunté le nom des bouches de l’Istros : en effet, d’après les scolies, cet historien citait la bouche Calon et déclarait que les Colques d’Apsyrtos s’y engagèrent‘. L'île Peuké, aujourd’hui Piczina, S' Georges ou Kédrilleh, n’est pas citée avant Apollonios, mais il est probable que Timagétos en parlait aussi ; les renseignements que donne Apollonios sur sa forme triangulaire sont confirmés, dit le scoliaste, par Eratosthène au livre III de ses Géographiquess. Le poète la décrit ainsi :
« L’Istros enferme une île nommée Peuké, triangulaire, qui dirige sa large base vers les côtes (du Pont-Euxin) et son étroit
1. Id. 21; Firen, op. cit., 37 sq.; C. JULLIAN, op. cüt,, I, 248, n. 3.
2. Hor. TV, LAS EYE, 20: EPHOROS, ap. STRAB., 254, 4; TIMAGÉTOS, scol, Ap. IV, 306.
a ARRIEN, Pér. P. E., 24; SkYMN., 778; DEN. PÉR., 801; Pzin., H. N., IV, 12, 24; ProLéM. Hi, 10: STRAB., 253, 48; cf. FORBIGER, Handbuch, II, 240, n. 65.