Mithridate Eupator, p. 1 sq
2. 1, 1222 et scol.; 1248. Cf. Prop. I, 20, 33 : Pegae. 3. PRELLER-ROBERT, 0p. cit., III, 836 et n. 4-5.
4, Cf. ici p. 26. ;
sont en relation avec Trachis et recherchent Hylas dans des fêtes annuelles. D’après le scoliaste!, tous ces détails se trouveraient dans l’Héraclée de Kinaithon, qui doit être considérée comme la source d’Apollonios.
Tandis que Polyphémos et Héraclès restent en Mysie pour chercher Hylas, les Argonautes s’embarquent le lendemain au petit jour et continuent leur voyage en Propontide. Poussés par un vent favorable, ils dépassent le cap de Poseidon et arrivent au pays des Bébryces, où Pollux combat Amycos. Le cap Posideios ou de Poseidon?, cité seulement par Apollonios et Ptolémée, est l’extrémité occidentale du Mont Arganthoneios, aujourd’hui Boz Bouroun; Skylax l’appelle simplement le promontoire du golfe de Kios.
D’après Apollonios, les Bébryces habitent la côte de Propontide entre le Mont Arganthoneios et le Bosphore: il les place donc en Bithynie,aux environs du golfe d’Astacos, où seront plus tard fondées Astacos et Nicomédie. Il se trouve ainsi en désaccord avec Théocrite, qui, dans son Hymne aux Dioscures, raconte que le combat de Pollux et d’'Amycos eut lieu après la traversée des Symplégades par les Argonautes; l’auteur de la XXJ1e Idylle place donc les Bébryces sur la côte méridionale du Pont-Euxin, à l’est du Bosphore. Cette tradition, suivie par des écrivains latins’ et par Etienne de Byzance, semble remonter à la légende locale d'Héraclée: en effet un certain Mygdon qui, dans l’Iliade, habite près du Sangarios et lutte contre les Amazones’, aurait été frère d’Amycos et roi des Bébryces’, qui occu-
. I, 1279; Prou., V, 1, 4. Cf. SxvL., 93.
PrezLer-RoBEerT, 0p. cil., III, 844, n. 3.
. III, 185 sqq.
APOLLODORE, II, 5, 9, 5 sq.
paient done la côte méridionale du Pont-Euxin. Les deux versions ne sont d’ailleurs pas inconciliables au point de vue géographique : si les Bébryces habitaient la partie sud de la presqu'île de Bithynie, baignée par la Propontide, ils pouvaient occuper aussi la partie nord, baignée par le Pont-Euxin. Cependant la version d’Apollonios est confirmée par Charon de Lampsaque et Strabon. Le premier, d’après le scoliaste!, signale la présence des Bébryces dans la région de l’Hellespont et sur les côtes d’Asie-Mineure, aux alentours d’Ephèse et de Magnésie. Strabon affirme qu’ils occupèrent la Mysie et la région d’Abydos?. Eratosthène, d’après le témoignage de Pline, les regardait comme un peuple disparu : cette opinion est confirmée par le scoliaste et par Strabon qui voit en eux des Thraces établis en Mysie avant les Thyniens et les Bithyniens*.
Leur établissement en Bithynieest prouvé par la généalogie de leur roi : Amycos est fils de Poseidon et de la nymphe bithynienne Mélié‘. Enfin le poète nous parle de leurs guerres contre les Mariandynes d’Héraclée, qu’ils repoussèrent jusqu’au fleuve Hypios, situé à l’est du Sangarios comme nous le verrons plus loin : à ce moment ils occupèrent donc non seulement la presqu'île de Bithynie entre le Pont- Euxin et la Propontide, mais presque tous les territoires à l’ouest d'Héraclée.
Le poète à soin de nous décrire l’endroit où abordent les Argonautes : |
re XBovdc eicavéyouoav &xthv x xéAnoto ul’ edpetav eiotdécOo.
(1, 1360 sq.)
Les traducteurs ne sont pas d'accord sur le sens de ce passage. Lehrs et Shaw joignent les deux premiers mots