Walther, op. cit., 10; MooNEY, n. I
7. 1. 243; III, 347: cf. V'Ai.TiiEn, p. 18; Moonev, n. 1, 243. s. Wts., Op. 051, 053; .f. AVALTin.n, 10.
'.'. //., II, 530; liÉs., Op., 528; A. lîn., 11, 200; cf. Walther, 20.
LES UENSi:UiNEMENTS DIVERS
la mer lonitMine au sud de rAcarnanie et (|ue le seoliaste ])rend à lort pour un affluent de Tlstros. Homère le connaissait déjîV. La mention de Dodone avec ses ehènes pr(>i)héti(iues est un lieu commun : la, ville, située itu sudouest du lac de Janina aetuel, était cél(d)re i)ar un tem])lo et un oracle de /eus souvent cités et dc'jà connus d'Homère et dl lésiodc'.
Un ^Mand nomlnc de détails se rapjxntcnt à la '1 hessalie, ])atrie de idusieurs Ar«:onautes. << (Vcst une terre entourée de montagnes élevées, tout à fait riche on brebis et en pâtuiaj^cs », dit Jason à INlédée^ (^'tie description, dans rensemble, convient à la n'«:ion la, plus fertile de la (îitcîc. Dans un passa-e au(piel le poète a pro])a.ble!nent s(»n^é, Hérodote affirme (hVlà (juc " de toutes parts, cHe est enclose de très hautes monta<rnes'' )>. ApoHonios ai)pelle ce pays Haimonie et, ses habitants llaimoniens, dllaimon, fils de rélas^^os ou dArès et ].ère de Thessal(»s. Ce sont des noms anciens daprès Strabon : I^indare citait d('jà le peuple (h^s Hainu)nes, mais le terme (niaimonie ne se trouve pas, à notre connaissance, avant (\illima(jue\
Pour donner à son oeuvre une couleur anti(pie, le poèt,e em])loH. souvent le mot Pélas-es. Suivant l'usa-c^ hoinéri(pie, il appelle ainsi les haldtants de la thessalie et nomn'ie leur i^ays terre (h-s rélas-(.s«; une seule fois il (,ualifie de Pélas^r^s un autre iKMiple, les Macrices, dont il n'iiidi<iue pas clairement la résidence^
Au ncud-ouest de la Thessalie se trouve Tricca, aujourd'hui arikala, patrie de trois comi);»-nons d'Méraclès (lui n^oi-
1. A. P.H., IV, 203, 805; IIom., //., >;>^|' |':*^. . , . , , - .^,,.. ..^^
fr^r. 134, 5 et 212 W/urh, 2- fi\., etr; A. Hii., I, oZj ; IV, .>8J. 3. m, 1085 sq.; cf. IV, 1075.
5*. Pd.; TV.'^IV, 56; Call., fr^v 124 Srlm.; A. Hn., II, 504, 507, etc.;
^Tl:^:^i^^ II, 1230; m, 1323; IV, 243. 205. Cf. //.. II, 081. etc. 7. I, 1024; cf. ici p. 111.
gnent les Argonautes en cours de route. Ancienne capitale de l'Hestiaiotide, la \ï[\q est connue d'Homère^
Dans des passages mythologiques, le poète nomme Lakéréia, le fleuve Amyros et Pétra Haimonienne. Lakéréia, patrie d'Asclépios, est située « à l'embouchure de l' Amyros* ». L'expression paraît embarrassante, car l'Amyros, aujourd'hui Dérès, se jette dans le lac Boibéis et non dans la mer^. Mais la description d'Apollonios est précisée par un autre passage, d'après lequel les Argonautes aperçoivent l'embouchure de l'Amyros en longeant la côte thessalienne au sud de l'Ossa*. Le poète place donc Lakéréia au bord de la mer, par suite d'une confusion entre la prétendue embouchure de l'Amyros et son débouché dans le lac Boibéis, près du village moderne de Kastri.
Apollonios cite parmi les principaux sanctuaires de Poséidon celui de Pétra Haimonienne^ Le culte de Poséidon Pétraios, auquel Pindare fait allusion, était en effet célébré dans cette ville, située à la frontière de la Macédoine et de la Thessalie et nommée seulement après Apollonios*.
Plus au sud, en Magnésie, coule l'Anauros, que Jasoii traversa quand il se rendit du Pélion à lolcos avant son entrevue avec Pélias. Ce torrent descend du Pélion et se jette dans le golfe de Pagasai immédiatement à l'est de la ville. Simonide, Euripide et Callimaque entre autres l'ont cité avant Apollonios ^