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et comprennent « un cap s'élevant au-dessus de la terre et très étendu à voir d'un golfe )>. De La Ville de Mirmont traduit « un rivage qui s'élevait autour d'une baie et qui semblait très vaste ». Le scoliaste^ explique eiaavéxouaav par
è^éxouaav xal è7n]ppLév7)V y) àvéxouoav àxTY;v àvaTETa^AéviQV : tOUS
ces mots éveillent l'idée d'un promontoire qui s'avance vers la mer et qui s'élève au-dessus d'elle. Mooney rejette l'explication de Lehrs et de Shaw : à son avis, il ne s'agit pas d'un cap « s'élevant au-dessus de la terre » mais « se dirigeant vers la terre » si l'on se place au point de vue des navigateurs, comme dans un autre passage d'Apollonios^. Il traduit alors « une pointe déterre faisant saillie, une étendue vaste à voir du golfe ». Mooney confond ainsi les deux sens d'eîaavéxo) avec l'accusatif et le génitif; celui de Lehrs est confirmé par la scoUe, tandis que celui de Mooney conviendrait si le verbe était construit avec un accusatif ^ Le golfe pourrait être celui d'Astacos ou un autre sur la côte méridionale de la presqu'île deBithynie; le vaste promontoire, soit celui qui se trouve au sud-est de Chalcédoine (Héraion, aujourd'hui Ferner Bournou), soit plus à l'est le cap Leucatas (aujourd'hui Yelken Kaya Bournou), soit le promontoire qui s'avance à l'entrée du golfe d'Astacos vers le nord, c'est-à-dire le cap Acritas (aujourd'hui Touzla Bournou). La description du poète, il faut le reconnaître, manque de clarté et ne permet pas de choisir. La description du pays de Phinée semble montrer que la première locaUsation est la plus vraisemblable.
Lorsque les Argonautes ont vaincu Amycos et lesBébryces, ils remontent aussitôt le Bosphore* : c'est donc toujours sur la côte bithynienne de Propontide, entre le Bosphore et le golfe d'Astacos, que le poète place le lieu du combat. Un