‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 103 sur 279 · Preller-Robert, op. cit., HT, 842, n · texte numérisé non relu

Preller-Robert, op. cit., HT, 842, n

4. Pline, XVI, 44, 89; Et, de Byz., v. Aâ9V7); cf. Amm. Marc, 22, 8, 14 et de Wilamowitz, Hermès, XV 11 881, 625, n. 4.

LE PAYS DES BÉBRYCES

Vf

cos; Arrien, l'auteur d'un Périple anonyme du Pont ^ : Etienne deByzance lui donnent le nom de Daphné, c'est-à-dire Laurier, et le placent sur la côte du Pont-Euxin, à l'est du Bosphore, près de Beicos^ On voit que les emplacements proposés par les anciens pour le port d'Amycos se ramènent à deux : la côte bithynienne de Propontide avant l'entrée du Bosphore, aux environs de Chalcédoine, et la côte bithynienne du Pont-Euxin à l'est du Bosphore. ApoUonios adopte la première version comme Androitas de Ténédos; Théocrite, Phne, Ammien Mareellin et Etienne de Byzance la seconde. On ne voit pas à qui l'auteur des Argonautiques a emprunté cette localisation, les renseignements du sco- Uaste ne permettant pas d'affirmer qu'Androitas fut la

source du poète.

Tournefort raconte longuement et d'une manière savoureuse le combat de Pollux et d Amycos d'après notre poète, qu'il cite parfois en le traduisant avec beaucoup de verve. Il s'efforce de retrouver le port d'Amycos et raconte ainsi ses recherches :

« En montant du pavillon du Sultan Solyman vers les nouveaux châteaux, on rencontre Beicos ou Becoussi, le village aux Noyers c'est pourquoi Leunclaw l'appelle Mégalo Carya. Le beau ruisseau qui vient s'y rendre, et son Port avantageux font soupçonner avec raison que c'était là où Amycus, Roy des Bithyniens, tenait sa cour. Il n'est point d'autre endroit sur cette côte où l'on puisse fixer la demeure d'un Prince si redoutable... Beicos donc, pour reprendre notre sujet, était suivant les apparences la Capitale des états d'Amycus, et ce qu'on appelait le port d'Amycus, et la ville qu'Arrien nomme Laurus insana ou le Laurier qui renversait la cervelle des gens. Cet arbre qui avait donné le nom à la Place et qui rendait fols les matelots qui en avaient sur leurs bords, était peut-être une de ces espèces de Chamoerhododendros qui croissent sur les cotes de la Mer Noire, et dont je parlerai dans la suite. La partie de Beicos qui est tout à fait sur la côte, s'appelle encore Amya, comme si c'était un nom corrompu d'Amycus; c'est peut-être

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