V. GuiNET, IV, 434 : Filias-sou; von Diest : Filios
8. Arrien, Pér. P. E., 19; Anon., Pér. P. E., 13; Marc. II ér., Ep, Mén., 8; cf. Plin., H. N., VI, 4.
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PONT-EUXIN
LA PAPHLAGONII
remarquée ^ On lit en effet dans l'une : « Il [Héraclès] soumit toute la Paphlagonie jusqu'au fleuve Billaios. Celui-ci, coulant à travers la Phrygie voisine, se jette dans la mer près de la ville même de Tion, et par suite vers le couchant jusqu'au Ehébas et au rocher voisin situé à son embouchure ». Et dans l'autre : « C'est un fleuve de Paphlagonie, selon d'autres de Phrygie. Ce fleuve, coulant à travers la Phrygie voisine, se jette dans la mer près de la ville de Tion et par suite vers le couchant jusqu'au Rhébas et au rocher voisin situé à son embouchure ».
Eeportons-nous au récit de Lycos dans les Argonautiques : Héraclès a soumis à l'autorité de son hôte Daskylos tous les peuples voisins des Mariandynes, c'est-à-dire les Mysiens, les Phrygiens, les Bithyniens jusqu'au Rhébas et au rocher de Coloné et enfin « tous les Paphlagoniens autour desquels se brise l'eau noire du Billaios sinueux ». On voit donc que la fin des deux scolies, qui se ressemblent étrangement, rappelle la soumission des Bithyniens par Héraclès et n'a aucun rapport avec la description du Billaios. Contrairement à l'opinion de Walther, le Billaios ne forme pas plus la frontière normaie entre Paphlagoniens et Mariandynes que le Rhébas entre Mariandynes et Bithyniens. Dans les deux cas, le poète montre simplement l'extension momentanée du royaume des Mariandynes grâce à Héraclès.
Profitant du vent favorable, les Argonautes s'empressent de reprendre la mer et dépassent le Parthénios, Sésamos, les rochers Erythiniens, Crobialos, Cromna, Kytoros, le cap Carambis et la côte de l'Aigialos.
A propos du Parthénios, le poète remarque son cours paisible et raconte, sans doute pour expliquer son nom, qu'Artémis, la déesse vierge, s'y baigne après avoir chassé; d'après les scolies, ce détail se trouvait chez Callisthénès^ La prin-