Scol. II
LE VOYAGE DES ARGONAUTES : L*ALLEB
PONT-EUXTN
LA PAPHLAGONIE
cipale source d'Apollonios est, semble-t-il, un passage de Vlliade^ où sont énumérés le fleuve Parthénios, les rochers Erythiniens et les villes de Kytoros, Sésamos, Cromna et Crobialos ou Aigialos.
Le Parthénios est un fleuve bien connu : Hésiode, Hérodote, Xénophon, Skylax le citent après Homère et on le retrouve après ApoUonios-. L'explication de son nom donnée par le poète est reproduite par Skymnos. Strabon prétend qu'il est ainsi nommé parce que, traversant des régions fleuries, il est appelé « virginal ». Tournefort trouve ce surnom mérité et décrit ainsi le fleuve :
« Nous entrâmes sur les quatre heures après midi dans la rivière de Par//ien/, dont les Grecs ont encore conservé le nom; mais les Turcs l'appellent Dolap. La rivière n'est pas bien grande, quoique ce fût une de celles que les Dix milles appréhendaient de passer. Strabon et Arrien assurent qu'elle séparait la Paphlagonie de la Bithynie. Si ce premier auteur revenait au monde, il la trouverait aussi belle qu'il l'a décrite. Ses eaux coulent encore parmi ses prairies fleuries qui lui avaient attiré le nom de Vierge. Denys de Byzance aurait mieux fait de les faire passer au travers de la campagne d'Amastris, que par le milieu de la ville; aussi croit-il que le nom de Vierge lui fut donné à l'occasion de Diane que l'on adorait 'sur ses bords... Pline n'a pas bien connu la disposition de ces côtes, car il a placé la rivière de Parthéni bien loin au delà d'Amastris et même plus loin que Stéphane dont nous parlerons dans la suite ^.
C'est le Bartin-sou actuel, formé par la réunion de deux cours d'eau, le Safranbolou-sou et le Kotchanos-tchaï*. Sésamos, citée dans V Iliade et le périple de Skylax, iut appelée plus tard Amastris, déclarent Strabon et les scolies% en l'honneur de la femme de Denys, tyran d'Héraclée, nièce de Darius Oodoman vaincu par Alexandre. On voit qu'A-