Von Diest, op. cit., 68; Forbiger, II
5. //., II, 853; Skyl., 90; Strab., 466, 42; scol. Ap., H, 941.
pollonios, pour éviter un anachronisme,, a conservé le terme ancien. Selon Strabon, Amastris fut fondée par la réunion de quatre villages nommés Sésamos, Kytoros, Cromna et Tiéion. Ce dernier, qu 'ApoUonios n'a pas cité, se trouve un peu à l'ouest de l'embouchure du Billaios, sur la côte. Comme Cyzique et Calpé, Sésamos, d'après Strabon, était située sur l'isthme d'une presqu'île et munie de deux ports^ On l'appelle aujourd'hui Amasra.
Les « Erythines élevés », cités également dans VIliade, se retrouvent chez Arrien, Ptolémée et Strabon^ Ce dernier, comme le scoHaste^, affirme que ce sont des rochers ainsi appelés à cause de leur couleur rouge, mais il ajoute que de son temps ils se nomment Erythrines et marquent l'emplacement d'une ville du même nom. Mueller, dans le lexique du Strabon-Didot, considère les Erythines comme une ville située sur les deux rochers, probablement d'après Arrien, Etienne de Byzance et Eustathe*; Walther et Mooney adoptent ce sens. Ptolémée ne parle que de rochers, mais les place plus à l'ouest, sur les côtes de Bithynie. Il est impossible d'accepter l'interprétation de Kobiou qui en fait un nom de peuple sur lequel il donne des détails étranges; d'après lui, en effet Homère fait allusion au « pays des Erythiens (sic) qu'il appelle élevés (u^^yjXouç ) soit qu'ils fussent de haute taille, soit qu'ils habitassent la chaîne de l'Olgassys, ce qui est assez probable^ ». C'est prendre le Pirée pour un homme.
A l'est de ces rochers, ApoUonios place Crobialos. A propos de cette ville, Strabon constate que, dans le passage d'Homère cité plus haut, certains Usent Cobialos au lieu d'Aigialos. Le scoUaste prétend qu'on lit Crobialos et que cette ville est citée par Strabon. D'après Etienne de Byzance et Eustathe, on trouve Cobialos dans VIliade et Crobialos