Skyl., 90; cf. Plin., H. N., VI
LE VOYAGE DES ARGONAUTES *. L*ALLER
PONT-EUXIN
LA PAPHLAGONIE
le Carambis et souligne son importance : faisant face au « Front du Bélier », cap de la Chersonèse Taurique, il divise pour ainsi dire le Pont-Euxin en deux mers^ Aussi est-il très souvent cité par les écrivains anciens^ « Carambis, aujourd'hui Kerembe, déclare Kiepert, est le promontoire le plus remarquable par sa saillie escarpée=^ ». C'est le cap Pisello de Tournefort^ aujourd'hui Kerembe, Kerempi ou Kerine. L'Aigiolos est qualifié de « vaste» par Apollonios : il s'agit donc ici du rivage ainsi appelé et non de la ville citée par Homère. Apollonios est en contradiction avec Strabon sur la situation de l'Aigialos : le poète le place à l'est du cap Carambis, le géographe à l'ouest^ Strabon n'est pas d'accord non plus avec le scoliaste sur la longueur de cet Aigialos : elle est de cent stades selon Strabon, de mille d'après le scoUaste, qui prolonge l'Aigialos jusqu'à Sinope«. La différence des chiffres s'explique par le désaccord sur les limites de l'Aigialos. D'après Strabon, il se termine au cap Carambis et doit donc commencer à l'ouest de ce cap, aux environs de la ville ainsi appelée, qui en est éloignée de 200 stades. D'après Apollonios, il commence au Carambis et se termine au fleuve Halys, à l'est de Sinope : or, du Carambis à Sinope, il y a 900 stades environ, ce qui correspond à peu près à la distance indiquée par le scoUaste. D'ailleurs les Argonautes le suivent pendant un jour et une nuit. Il n'y a donc pas là une erreur du poète. Cette côte est citée par les auteurs de périples' sous la forme Aigialos ou Aigialoi : il ne faut pas confondre cet Aigialos de Paphlagonie avec la côte près de Pelléné, en Achaïe, que cite ailleurs Apollonios.