A. Rh., II, 364 sq., 943 ss.; Strab
6. Strab., 466, 54; scol. Ap., II, 945, avec la correction de Memeke au lieu de 10.000 d'après le texte des manuscrits.
7. Arrien, Pér. P. E,, 20; Anon., Pér. P, £., 17; Marc. Hér., 9; Luc, Al^^'i 57.
A ces renseignements géographiques sur la côte de Paphlagonie, l'auteur ajoute quelques détails sur la population qui l'habite. « Pélops le Vénète, le premier, régna sur ces hommes qui se prétendent issus de son sang » dit Phinée à Jason ; et Lycos parle des « Paphlagoniens issus de Pélops^ ». Le poète, on le voit, se garde bien de suivre la tradition commune qui fait de Pélops un fils de Tantale, roi de Lydie. La version d'Apollonios, dont les origines n'apparaissent pas clairement, était admise au même titre que l'autre par Euphorion, si nous en croyons le scoHaste. Strabon^ luimême déclare Pélops originaire de Phrygie^, opinion intermédiaire entre la tradition courante et celle du poète. La version d'Apollonios, qui fait de Pélops un Paphlagonien, se retrouve chez Diodore et le scoliaste de Pindare*. Quant aux Vénètes ou Enètes, ils sont déjà cités comme un peuple de Paphlagonie dans le passage de V Iliade où sont énumérées aussi la plupart des villes aperçues par les Argonautes. Strabon^cite l'opinion de Callisthénès et de quelques autres qui placent les Vénètes à Kytoros et à l'est du Parthénios; il reconnaît que, suivant la majorité des historiens, les Vénètes furent le premier peuple de Paphlagonie ; après la guerre de Troie, ils émigrèrent en Thrace, puis sur les côtes de l'Adriatique, dans la région appelée plus tard Vénétie. En donnant pour ancêtre aux habitants du pays un roi Vénète, Apollonios suit donc une très vieille tradition qui remonte à VIliade.
Le poète nous renseigne aussi sur les limites de la Paphlagonie. Phinée énumère aux Argonautes, de l'ouest à l'est, le cap Achérousis, et, « non loin de là, les nombreuses collines des Paphlagoniens », puis le cap Carambis, et l'Aigialos terminé par le fleuve Halys^ Apollonios parle d'Héraclès qui