‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 164 sur 279 · II, 1015 et scol · texte numérisé non relu

II, 1015 et scol

ville, l'anonyme à 140^ D'après Arrien on y trouvait un temple de Zeus Ourios.

A l'est de ce cap le poète place les Mossynèques, cités entre autres par Hécatée, Hérodote, Skylax et Xénophon-; ils habitent dans un pays boisé, au pied des montagnes, des maisons de bois appelées mossynes, d'où leur nom; ils font chez eux, ce que les autres peuples font en public et inversement; si leur roi se trompe en rendant la justice, ils l'emprisonnent et le privent de nourriture toute une journée^ Sur ces coutumes, confirmées par Strabon et Denys d'Halicarnasse*, le poète semble s'être inspiré de VAnahase, où on lit :

« i:n public ils faisaient ce que les hommes feraient d'habitude en particulier, seuls ils faisaient ce que les hommes feraient d'ordinaire avec d'autres^. »

Xénophon parle aussi des mossynes et du roi qui est nourri et gardé par ses sujets* ; ApoUonios, comme Xénophon, raconte que les Mossynèques ont commerce avec leurs femmes publiquement. Il y a là plus qu'une coincidence et Xénophon doit être la source d 'ApoUonios, qui a recueilli avidement quelques détails si^r ces mœurs étranges. Il est curieux de constater que le scoliaste ne fait aucune allusion au texte de Xénophon. Sur les châtiments infligés au roi, il cite Ephoros et Nymphodoros', que le poète a lus probablement. D'après les voyageurs modernes, la population de ce pays habite encore des maisons de bois semblables aux mossynes^ Sur l'emplacement des Mossynèques, ApoUonios est d'accord avec Skylax et Xénophon, qui les signalent aux environs de Trapézonte®.

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