‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 171 sur 279 · sq.; 427, 19 sqq · texte numérisé non relu

sq.; 427, 19 sqq

c'est un « grand fleuve » navigable sur la plus grande partie de son cours, et près de son embouchure « la côte est sablonneuse, basse et molle ».

Nommé aujourd'hui Rion, il est décrit de la même manière par les savants modernes. Kiepert le compare au Kyros, fleuve beaucoup plus long, et ajoute :

« En sortant des montagnes, il entre aussitôt dans une plaine d'alluvion très fertile et marécageuse; ce fleuve surpasse presque le précédent par l'abondance de ses eaux, à cause des fortes pluies que reçoivent les versants de l'ouest (du Caucase) ^ »

Th. Reinach parle ainsi de la vallée du Phasis, cœur de la Colchide :

« Belle plaine parcourue par un fleuve court, mais puissant, navigable presque au sortir de la montagne, et qui le restait jusqu'à son embouchure travailleuse et gênée... Le climat de la Colchide est humide et fiévreux vers la côte, toute bordée de marais salants, et dans l'ancien golfe comblé par les alluvions du Phase; l'intérieur est tempéré et salubre »

et il nous dépeint « les industrieux castors de la plaine du Phase > dont beaucc(up « vivaient sur des pilotis au milieu des marécages de la côte^. »

En effet, d'après Hippocrate, les riverains du Phasis habitaient des cabanes de bois et de roseaux construites au milieu des eaux, et communiquaient au moyen de pirogues faites d'un seul tronc d'arbre^ Ces pilotis sont encore

en usage à Poti^.

Sur la rive droite du fleuve, à quelque distance de son embouchure, se trouve la capitale des Colques, Aia, et aux environs une plaine dite de Circé,un marais où les Argonautes cachent leur navire avant de se présenter devant Aiétès et im temple d'Hécate assez éloigné puisque Médée s'y

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