Handbuch, II, 439, n
LE VOYAGE DES ARGONAUTES .* L*ALLER
encore de son temps les ruines d'Aia près du Phasis, à trente stades de la mer^
La plaine de Circé, d'après le seoliaste, était citée par Timée, qui est peut-être la source du poète; après Apollonios, quelques géographes la mentionnent encore^. Le temple d'Hécate ne se retrouve pas ailleurs et les scolies n'en disent rien; le poète peut avoir inventé ce détail et fait de Médée une prêtresse d'Hécate, parce que cette dernière est déesse de la magie.
Sur la rive gauche du Phasis, le poète place la « couche du bélier », où se reposa l'animal qui portait Phrixos et l'autel où le fils d'Athamas immola à Zeus protecteur des fugitifs le bélier à toison d'or : les scolies ne disent rien à ce sujet et il est probable que le poète a emprunté ces détails à quelque histoire locale peu connue. La plaine et le bois sacré d'Ares, selon les scolies, sont cités par de nombreux auteurs^ mais Phérécyde seul est nommé*. C'est dans la plaine d'Ares que Jason combat les taureaux à pieds d'airain, laboure un champ de quatre arpents, sème les dents du dragon, arrache du sol « une pierre arrondie, disque terrible d'Ares » et triomphe des guerriers qui sortent de terre. Sur l'emplacement de la toison, ApoUonios avait à choisir entre plusieurs traditions : d'après la plus ancienne, représentée par les Chants de Naupacte, la toison n'était pas gardée par un dragon, mais se trouvait dans une chambre du palais d'Aiétès où Médée la dérobai Plus tard, cette légende est modifiée par l'intervention du dragon. Hérodoros d'Héraclée^ raconte que Jason tue le monstre et apporte la toison au roi de Colcl'ide; celui-ci invite les Argonautes à un banquet, après lequel Médée s'enfuit avec