Forêt Herkynienne, Et. Magn.; Mont Herkynien, Et. de Byz
kyniens sont les Alpes ou le Jura plutôt que la Forêt Noire; tout le récit d'Apollonios, composé d'après Timée, « est l'amplification poétique d'un voyage entre Ehône et Khin par les lacs de Genève, de Neuchâtel et de Bienne : l'arrêt des Argonautes a pu se produire à La Tène^ ».
Dans une étude précédente du même auteur, on lisait déjà :
« Là sont les flots aux rudes tempêtes, là se fait sentir le premier courant océanique, et à l'horizon se dressent les sommets des montagnes. Or c'est là également que se trouvaient de grandes stations lacustres, et, surtout, que s'étalait la vaste cité de La Tène. Supposons donc, à La Tène, un grand marché celtique, et supposons que les Grecs aient eu le droit ou l'occasion d'y trafiquer, mais qu'il leur ait été interdit d'aller plus loin : l'arrêt des Argonautes s'expliquera à merveille, et Junon n'a fait que leur rappeler la convention imposée par les indigènes-. »
Et l'auteur ajoute dans ses notes quelques renseignements : le débouché de la Thielle, à la sortie du lac de Xeuchâtel, est « le premier courant vers le nord que l'on trouve sur cette route et c'est là, à ce débouché même, qu'est La Tène ». Cette station est située entre les Alpes d'un côté et le Chaumont de l'autre, dont le rocher domine précisément La Tène et d'où on a une vue superbe^
Cette explication curieuse nous semble soulever quelques difficultés : d'abord l'auteur identifie les Monts Herkyniens avec les Alpes ou le Jura, ce qui est discutable; en outre, on ne voit pas bien l'itinéraire des Argonautes depuis le moment où ils quittent l'Eridanos. Ils ont probablement remonté le Pô et le Tessin, puis descendu le Ehône et traversé le lac de Genève pour atteindre soit le lac de î^euchâtel, qui est supposé communiquer avec lui, soit plutôt la Thielle. Le bras qui se dirige vers l'Océan du Nord ne