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un des ports de la ville s'appelait Hyllaïque et l'autre était voisin de l'agora de Corcyre : Apollonios est d'accord avec lui. Skylax comptait trois ports^ probablement les deux que connaissait Thucydide et la rade moderne de Corfou. D'après Eustathe, «la Phéacie a deux ports, dont l'un est appelé port d'Alkinoos^ Le port d'Hyllos était la lagime actuelle de Kalikiopoulo, et le port d'Alkinoos, la baie de Kastradhis ou Kastradès. C'est dans le premier que les Argonautes ont mouillé leur navire. A Corcyre les Argonautes rencontrent un groupe de Colques venus par le Bosphore. Ces derniers exigent qu'on leur livre Médée puis acceptent l'arbitrage d'Alkinoos. Le roi, conseillé par sa femme Arété, prononce un jugement équitable : Médée restera avec Jason si elle s'est unie à lui; sinon elle sera rendue à ses compatriotes. On connaît le stratagème d'Arété : avant que la décision de son mari soit connue, elle en informe Jason et lui conseille d'épouser Médée. Le mariage est aussitôt célébré dans la caverne de Macris, qui s'appela dès lors antre de Médée; depuis ce temps, les Phéaciens inmiolent tous les ans des victimes en l'honneur des Moires et des Nymphes au temple d'Apollon Nomios, sur des autels élevés par Médée. La source principale du poète est Timée d'après les scolies : c'est lui qui transporta dans l'île des Phéaciens le mariage de Jason et de Médée^ et qui fit mention du sacrifice annuel inauguré par la magicienne ^ Callimaque, dans les Aitia^ avait aussi parlé du mariage de Jason à Corcyre, mais son récit, comme on l'a vu^, était sensiblement différent. Il semble toutefois que Timée ait inspiré les deux poètes et qu'Apollonios l'ait suivi de plus près. Ce temple d'Apollon î^omios serait celui qui fut découvert à Kardaki*.