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large, le plus répandu. La mer Libyenne^ est donc la partie de la Méditerranée qui s'étend au sud de la Sicile, le long des côtes de Libye. D'après Strabon, elle va du territoire de Carthage à la Cyrénaïque^ ce qui confirme avec plus de précision l'opinion du poète.
Sur la Libye en général, Apollonios donne peu de renseignements : il fait à peine quelques allusions au costume de ses habitants et à sa faune.
Les «Héroïnes tutélaires de Libye» apparaissent à Jason « ceintes de peaux de chèvres tombant du haut de la nuque sur le dos et les hanches^ ». Hérodote avait déjà noté que « les femmes de Libye jettent autour de leur vêtement des peaux de cl;èvres sans poils, bordées de franges et teintes
en rouge"^ ».
Sur la faune du pays le poète connaît surtout les serpents et les fauves. L'Argonaute Mopsos meurt piqué par un serpent et l'auteur, à la fois poète et savant, raconte une légende sur l'origine de ces animaux, puis décrit avec précision leurs mœurs, la blessure de Mopsos et son agonie ^ Il parle enfin de la Libye « nourricière de bêtes féroces » : c'est justement l'expression dont se servira Strabon«. Kyréné, l'éponyme de Cyrène, est d'ailleurs une Tiorvia 0/jpcov.
B) La Syrte
Poussés pendant neuf jours par le vent du nord, les Argonautes sont jetés « tout au fond de la Syrte' ».
L'expression est très vague, car nous connaissons deux Syi tes fort éloignées l'une de l'autre, la grande ou golfe de