II, 299, 516; IV
des voisine d'Hippouris : ils y abordent, élèvent un autel à Apollon qu'ils surnomment Aiglétès (éclatant) et donnent à l'île le nom d'Anaphé parce que le dieu l'avait fait apparaître (àvé<py)VEv) à leurs yeux. Les rochers Mélantiens, d'après les scolies\ sont voisins de Théra et nommés ainsi en souvenir d'un certain Mêlas qui gouvernait le pays; Strabon et le Stadiasme'^ les placent entre Icaria et Myconos, à l'ouest de Samos, donc au nord des Sporades. Il semble que, pour Apollonios, ces rochers soient plus au sud, près d'Anaphé et de Théra, comme l'affirme le scoliaste. Aussi les modernes ne sont-ils pas d'accord sur leur identification. Ross les confond avec deux îlots rocheux situés au sud de Théra et appelés aujourd'hui Christiana; Bursian, approuvant Strabon, prétend qu'ApoUonios et ses imitateurs se sont trompés^, ce qui est probable. Ces écueils étaient peut-être cités par Callimaque*.
Apollonios n'a pas oublié que la nuit avait surpris Ulysse dans la même région d'après un récit de VOdyssée^. Ce phénomène est fréquent dans l'archipel : les Instructions Nautiques^ citées par V. Bérard, signalent que « le temps peut devenir assez obscur au milieu du labyrinthe des îles pour qu'on ne puisse pas voir la terre assez tôt pour l'éviter <* ».
L'île Hippouris, voisine de Théra, était citée, d'après le scoUaste, par Timosthénès et Pythainétos au premier livre de son ouvrage sur Egine. Pline la nomme en même temps qu'Anaphé : Kiepert et Besnier l'identifient avec Amorgopoula, située entre Amorgos et Théra, mais Bursian pense qu'il faut la chercher plutôt au sud d'Anaphé, puisque les Argonautes l'ont en vue dans leur voyage de Crète