XIV, 301 ss
6. Instr. Naut., n° 691, p. 103, dans V. Bérard, op. cil., I, 314.
Apollonios
à Anaphé. Ce serait alors l'île appelée aujourd'hui Pachia,
au sud de Théra^
x\naphé, aujourd'hui Anafi ou Namfio, se trouve à l'est de Théra. Son temple d'Apollon Aiglétès était célèbre : Callimaque en faisait mention dans un fragment cité par Strabon; le géographe y fait allusion aussi, confirmant les renseignements des deux poètes^. Il semble que sur ce point Apollonios ait suivi son maître. Tournefort décrit les ruines du temple d'Apollon, qu'il a vues au sud de l'île^ Quant à l'échange de plaisanteries entre hommes et femmes inauguré par les Argonautes et les esclaves de Médée, c'est un aition d'origine locale.
D'Anaphé les Argonautes se dirigent vers Egine et pendant la traversée, fondent Théra, la future métropole de Cyrène. Averti par un songe, Euphémos lance dans la mer la motte de terre qu'il avait reçue de Triton. Aussitôt s'élève l'île CalUsté : Apollonios raconte que les fils d'Euphémos, après avoir habité Lenmos, en furent chassés par les Tyrrhéniens ets'étabUrent àSparte; Théras, fils d'Autésion, les conduisit dans l'île Callisté, qui prit le nom de Théra. Ces événements, qui précèdent la colonisation de Cyrène, sont bien connus par les récits de Pindare et d'Hérodote*. Ils étaient racontés avec plus de détails par Théochrestos et Akésandros dans leurs ouvrages sur Cyrène^
Les versions de Pindare et d'Apollonios diffèrent par quelques détails : la motte de terre, dans les Argonautiques, est jetée volontairement à la mer par Euphémos, au lieu d'y tomber par la négligence de quelque serviteur. Chez
1. Seul. Ap., IV, 1712; Plin., IV, 12; Mêla. II, 111. Cf. Besnier, Lexique: Bursian, op. cit., II, 517, n. 2.
2. Call., frg. 113a = Strab.,38,30 et 416, 4.Gf.C/G, 2482; Preller- RoBERT, Griech. Mythologie, l, 258, n. 3.
3. Op. cit., l, 328. ^ ^^ ,, ., 4.PIND., P. IV; Hdt., IV, 145 sqq.; cf. Strab., 298, 29; 48, 11; 416,