HÉCAT., frg. 139 Jac; Strab. , 416, 27 sq
3. Call., ïambes, frg. 80; cf. Preller-Robert, op cil. I, p. 258, n. 2.
4. HÉs., frg. 76; cf. Ov., Met., VU, 517 ss.; Strab., 322, 47 ss,
LE VOYAGE DES ARGONAUTES *. LE RETOUR
savant tient à montrer par une simple allusion qu'il connaît cette fable.
Après leur départ d'Egine, les Argonautes rentrent sans incident en Thessalie. Le poète insiste sur la facilité de leur dernière étape, accomplie par une mer calme, et décrit avec précision leur itinéraire : ils passent le long de la « terre de Cécrops », devant Aulis, entre le continent et l'Eubée, puis devant les « villes opontiennes des Locriens », d'où ils atteignent Pagasai. Suivant une route bien connue des anciens, ils longent les côtes de l'Attique depuis le cap Sounion, traversent le détroit de l'Euripe et côtoient la Locride. La seule originaUté du poète est dans quelques expressions qui révèlent sa science mythologique. Il appelle l'Attique Cécropie ou terre de Cécrops : ce mot, inconnu d'Homère, est employé par Euripide et CalUmaque en souvenir du
premier roi d'Athènes^
Aulis, ville d'Eubée située à hauteur du détroit de l'Euripe, est célèbre depuis Homère^- et souvent citée. Les Locriens sont appelés Opontiens d'après le nom de leur capitale Opous, citée dans Homère et dans les Argonautiques comme patrie d'Ajax, fils d'Oileus^
Lorsque les Argonautes .reviennent à Pagasai, leur point de départ, le poème d'Apollonios se termine sans commentaire ni conclusion.
1. EUR. SuppL 658; lUpp., 34; Call., //., III, 227; cf. Hdt., VIII,
2 //., II, 303, etc.