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AVANT APOLLONIOS
et précisé : enrichi d'emprunts à d'autres fables et de légendes locales, il forme pour la première fois un itinéraire vaste et complet.
Aux poèmes hésiodiques on peut joindre quelques épopées qui remontent à une période comprise entre le vm^ et le VI® siècle environ.
Kinaithon de Lacédémone a fait allusion à la disparition d'Hylas sur les côtes de Propontide et aux efforts d'Héraclès pour le retrouvera Mais on ne voit pas si cette fable était déjà rattachée au voyage des Argonautes.
Eumelos, à qui l'on attribue généralement des Corinthiaques, place en Colchide le pays d'Aiétès et de la toison d'or, comme Hésiode^
L'auteur des Naupactia connaît la rencontre des héros avec Phinée et la poursuite des Harpyes par les Boréades. Il semble avoir traité surtout les aventures des Argonautes en Colchide, les exploits de Jason et sa fuite avec Médée qui emporte la toison. Une allusion à Apsyrtos, frère de Médée, permet de croire que l'auteur racontait le meurtre de ce personnage par la magicienne^.
Peisandros de Ehodes, auteur d'une Héracléia, rapporte pour la première fois le combat de Pollux contre Amycos, roi des Bébryces"*, épisode qui sera plus tard rattaché au voyage des Argonautes.
A la fin du vi® siècle, Epiménide, selon Diogène Laërce, compose un poème de 6500 vers sur « la navigation d'Argo et le voyage de Jason en Colchide^ ». D'après ces indications, l'oeuvre d'Epiménide contiendrait pour la première fois le voyage complet d'Argo raconté dans toute son ampleur et formant le sujet principal d'une épopée.
Avec le vi® siècle et le poème d'Epiménide se termine ce
1. Scol. A. Rh., I, 1357; cf. Kinkel, Epie, graec. frg., p. 212.