‹ La géographie dans les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes [microform], Thèse principaleChapitre 55 sur 279 · V. 27 ss · texte numérisé non relu

V. 27 ss

= scol. A. m., IV, 1153,

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WANT APOLLONIOS

Aitia ou Origines, dont il reste plusieurs fragments, semble avoir été un savant recueil de vieilles légendes se rattachant à l'origine de certaines familles, de certaines villes, de certains usages. Le second Uvre était consacré, au moins en partie, à quelques épisodes du retour des Argonautes\ et il serait intéressant de connaître l'itinéraire adopté par le poète. Dans les Argo7iautiques d'Apollonios, les compagnons de Jason passent du Pont-Euxin dans l'Adriatique par les deux bras de l'Istros. Deux flottes colques les poursuivent, l'ime par le Bosphore, l'autre par l'Istros. Cette division des Colques se trouvait-elle déjà chez Callimaque ? Schneider le croit^ et il appuie son opinion sur deux scohes d'Apollonios. La première^ celle du vers 284, est ainsi conçue:

« Hécatée* raconte qu'ils [les Argonautes] ne naviguèrent pas par lé Tanaïs, mais par la même route qu'à l'aller, comme le raconte Sophocle dans les Scylhes, Et Callimaque... [ici se trouve une lacune, où il faut suppléer : « dit que parmi les Colques ] les uns, après avoir navigué vers l'Adriatique, ne trouvèrent pas les Argonautes et que les autres [naviguèrent] à travers les Roches Kvanées vers Corcvre où se trouvaient alors ceux-ci [les Argonautes] ».

Mais ce texte est suspect : d'abord la lacune signalée par Keil permet de douter si la double poursuite des Argonautes par les Colques doit être attribuée à Callimaque ou à un autre écrivain dont le nom a disparu; dans le second cas, on pourrait joindre « et Callimaque » à la phrase précédente, suivant le texte des Florentines, et supposer que le poète suit la tradition de Sophocle. Si on accepte le texte de Keil et l'interprétation de Schneider, on se heurte au

1. Cf. Knaack, Callimachea; J. Nicole, Un fragment des Aéiia de Callimaque {HE G, 1904, p. 222 ss.); Callimaque, éd. Cahen, p. 130 ss.; DE WiLAMOWiTZ, HellenisUsche Dichiung in der Zeit des Kallimachos, II, 168 ss.; Pfeiffer, Kallimachosstudien, Munich, 1922, p. 38 ss.

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