Frg. 5 Pfeiffer; cf. Nicole, art. cité
6. Frg. 126=fico/. 4. Rh., IV, 1322; cf. Schneider, Callimachea, U, 94 sq. et 395 sq. de Wilamowitz, après avoir admis cette théorie {Hell. D., II, 172 sq.), la met en doute {id. 320).
AVANT APOLLONIOS
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escale à Corcyre, nous connaissons donc très mal son itinéraire.
A côté des grands poètes alexandrins, Théocrite, Callimaque et Apollonios, de nombreux écrivains de la même époque se sont inspirés de la légende argonautique. Philétas, dans un poème qui a pour titre Télèphe et dont le sujet est inconnu, faisait allusion aux noces de Jason et de Médée au palais d'Alkinoos^ La légende d'Hylas fut traitée par Euphorion de Chalcis-, et peut-être par Ehianos, Simylos et Phanoclès\ Lycophron paraît avoir empnmté quelques détails sur le voyage des Argonautes à Timée, notamment des Aitia de Sicile et d'Italie méridionale*.
Un certain Cléon de Courion est cité trois fois dans les scolies comme auteur à' Argonautiques^. Nous ne savons si cette œuvre était en prose ou en vers : Susemihl tend à confondre l'auteur avec un poète élégiaque du même nom'.
Au moment où Apollonios prend pour sujet d'une épopée le voyage des Argonautes, les Alexandrins, prosateurs ou poètes, l'ont beaucoup étendu et compliqué. Ils ont recueilli d'innombrables traditions sur le passage des héros dans les régions les plus variées et fait parcourir aux navigateurs la plus grande partie du monde connu. Si l'on joint à ces traditions récentes celles qu'on trouve dans des œuvres plus anciennes depuis Homère et Hésiode, c'est un amas prodigieux de matériaux, un chaos inextricable qui s'offre au poète.
Il nous reste à voir comment il a choisi, classé et fondu ensemble des éléments si divers.
1. Scol. A. Rh., IV, 1141; cf. Couat, La poésie alexandrine, 73 et n.Jl.