EUROPE POLITIQUE NOUVELLE
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Échelle
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Figxire 36
VELLE Europe au début de 1921.
CONDITIONS DE LA PAIX POUR L'EQUILIBRE
Etats, n'étaient guère que des protectorats communs déguisés, comme la neutralité de la Belgique et de la Suisse. Jamais encore on n'avait distrait du corps politique des États un certain nombre de fleuves et de voies ferrées, pour en faire des couloirs économiques à Tusage d'autres puissances.
Parmi les voies navigables, TElbe, le Niémen, TOder, le Danube et le Rhin sont les principaux fleuves soumis au nouveau régime. Leur internationalisation est effective. Celle du canal de Kiel est un leurre : il est demeuré purement allemand, tandis que s'il y avait, dans le Nord de l'Europe, une voie dont l'internationalisation s'imposait, c'était bien celle-là.
Ce qui rend l'internationalisation effective, pour les fleuves de l'Europe centrale, c'est rétablissement de Commissions d'administration où figurent en nombre des États qui ne sont pas riverains.
L'Elbe, par exemple, est placée sous l'administration d'une commission qui comprend 4 représentants des États allemands riverains, 2 représentants de TÉtat tchéco-slovaque,
1 représentant de la Grande-Bretagne, i représentant de la France, i représentant de l'Italie, i représentant de la Belgique (art. 340 du traité de Versailles).
Pour le Danube, la Commission européenne reconstituée ne comprend, « provisoirement », que des représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie et de la Roumanie (art. 3oi du traité de Saint-Germain).
La Commission centrale du Rhin, appelée à donner une vie nouvelle à la convention de Mannheim de 1868, comprend
2 représentants des Pays-Bas, 2 représentants de la Suisse, 4 représentants des Etats allemands riverains, 4 représentants delà France, 2 représentants de la Grande-Bretagne, 2 représentants de l'Italie et 2 représentants de la Belgique (art, 355 du traité de Versailles) .
L'internationalisation des voies navigables a entraîné nécessairement celle des ports qui leur servent de débouchés : l'Allemagne a dû accorder à l'État tchéco-slovaque des zones franches à Hambourg et à Stettin (art. 363 et 364 du traité de