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REGRESSION DES POINTS ET DES ZONES DE DEPART

Lorsque les migrations océaniques ont reniplacé les migrations du steppe comme grandes voies de déplacement des hommes, la portée de révolution nouvelle a tout de suite dépassé celle dun simple déplacement de routes ; elle dépasse même en intérêt le résultat immédiat de la conquête de rOcéan, c'est-à-dire l'extension du mouvement continu à presque toute la surface habitable de la planète. Ici encore, il faut mettre en lumière le rôle des grandes catégories professionnelles, qui sont les vrais genres de vie dont les géographes cherchent vainement la signification complète dans les conditions de milieu, sans tenir assez de compte des habitudes de travail et des aptitudes industrielles façonnées par l'activité spontanée et totalisée de nombreuses générations.

La migration du steppe mettait en mouvement des populations agro-pastorales. La migration océanique, à ses débuts, a puisé surtout dans le monde des professions variées sur les lisières maritimes de l'Europe et de l'Asie, ainsi que dans les éléments flottants des sociétés fixées au sol. C'est un monde de marins, d'aventuriers, de déclassés, de commerçants-pirates, mêlés à quelques éléments ruraux des lisières maritimes, qui s'est répandu, après les grandes' découvertes, sur les voies frayées par les conquistadores de l'Espagne et du Portugal. Ces éléments sociaux étaient sensiblement les mêmes que ceux qui avaient alimenté, au cours de l'antiquité et du moyen âge, les migrations des mers bordières et des lisières littorales. On peut donc considérer que cette série de migrations fait la transition, au point de vue historique, entre la migra-

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