LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
et d'autres villes furent encore détruites. M. Grsetz 1 croit que le passage talmudique qui parle de la destruction des quatres villes, Acco, Lod, Sepphoris et Tibériade, se rapporte à la catastrophe de Gallus, puisque , dit-il avec raison , il n’est point question de Jérusalem dans ce passage talmudique1.. On identifie Sepphoris avec le village de Seffuriyeh 3, au nordouest de Nasarieh.
)U-t2 , Taboun ou Tiboun. Nous avons mentionné 4 cette localité à propos de la prononciation défectueuse des Galiléens. R. Çadok (contemporain de R. Yohananben Zakaï) aurait, d’après le dire de son fils Éléazar apporté deux règles religieuses de Taboun à Yabneh. R. Meïr6 se rendait fréquemment dans cette ville. Elle était la ville natale d’un certain Yehoudah 1 mentionné dans la Mischnah s. Quelques savants soutiennent que |U-E veut dire la ville de Thèbes , d’autres y croient voir Taboun en Arménie9. Il faut avouer qu’il serait fort curieux de trouver dans la Mischnah ,0 des docteurs de Thèbes ou de l’Arménie. Auraif-on songé à classer
1 Loc. cil., p. 491.
* Pesiktha rabbathi, ch. vu.
3 Robinson, Bibl. rcsearc/tes, t. II, p. 344.
*Cf. ci-dessus, p. 184.
3 Tosiftha, Niddah, ch. iv.
6 Ibid., Meguillah, ch. n.
’ Siphré, Deutéronome , seclio, 323, (éd. Friedmann, p. 138 b).
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* Mokhschirtn. I, 3.
9 Cf. Ben Hananya , 1866, col. 13.
10 L’expression 2>’X Jointe au nom d’une localité, s’emploie, dans le langage de la Mischna, pour une personne originaire d la Palestine ; pour les autres pays on se sert du nom de la province ; ainsi, on dit : '*p;n C1n3 « N'ahoum de la Mcdie »
« Hillel de la Babylonie. »
LA GEOGRAPHIE DI TAI.Mt'D
les prononciations des habitants de Haïla et de Beth- Scliean avec celle des gens de Taboun, si ce dernier ieu avait été à une telle distance de la Palestine? Nous ne le croyons pas. Nous préférons identifier jijsc avec la localité Tubun 1 à l'ouest de Sepphoris, au pied du mont Carmel.
NpOTT*, Ardiska se trouve à une distance moindre que la limite sabbatique de Taboun3. R. Meïry avait une espèce d’école où R. Eléazarben Çadokle rencontra à différentes reprises1. Ce second docteur est mentionné5 avec Aba Satll ben Botnith, comme tenant desboutiques à Jérusalem. Si se fût trouvé en Grèce ou en Arménie, NpDTy y eût été nécessairement; il serait difficile de croire qu’à cette époque le commerce des Juifs de la Palestine s’étendît déjà en Grèce, ou même en Arménie.
Nous ne trouvons aucun endroit près de Tubun avec lequel nous puissions identifier NpDTj; K.
iOïîDp, Castra, ville ennemie7 de Haïfa. Nous avons déjà rencontré ce nom dans un autre passage talmudique. M. Schwarz fi croit pouvoir l’identifier avec le
1 Robinson, Bibl. researches, t. III, p. 113, noie 6.
- L’orthographe de ce mot varie beaucoup : CCpTN, T. de Jér., Eronbin, ni, 1 ; '’pciN- Tosiftha, Oholotk, cil. V; 'ipOT1!?» Tosiftha, Theroumoth, ch. 3; N'pDV'J’, Tosiftha, Na:ir, ch. 5.
3Tal. de Bab., Eronbin, 29 a.
* Cf. les passages de la Tosiftha cités ci-dessus.
5 Tosifllia, Ber ali. ch. 3 fcCK pp pHS TîypK H’ 3“'Î2X
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* M. Grœlz, Gesc/t. der Juden., t IV, p. 470. croit que le nom
représeniela ville de Damas; mais cette ville s’appelle dans les Talmuds DlpCCH; 1® niol DlpD'T'J? (Tul. de Bah., Baba Bathra, 57 a) est une faute de copiste. Quel endroit représenterait
‘ Midrasch, Ebha , I, 17.
* Bas heilige Land, p. 129.