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LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

Castrum peregrinorum (Atlilit) dans le voisinage de Haïfa. Les ruines anciennes que M. Schwarz a vues de ce côté ne datent que du moyen âge1. Toutefois il est possible que du temps des Romains une localité fortifiée (un camp) se soit trouvée aux lieux où l’on voit aujourd’hui Atlilit.

n:iep», Schikmonah est mentionné dans la Mischna* pour ses grenades. Un certain R. Simeon3 est originaire de cette localité. Il n’y a pas de doute que Schikmonah ne soit identique avec la ville maritime de Sycaminon 1 entre Césarée et Acco, près du mont Carmel.

non, Heïfa, ville natale de plusieurs docteurs5. Depuis Haïfa jusqu’à l’échelle de Tyr on péchait, d’après le Talmud ®, une espèce de limaçon appelé Hilzon1. Nous savons que ce limaçon de pourpre se trouvait en quantités sur la côte de la Phénicie8. Heïfa ne peut donc être l’endroit Ilippos situé enPérée; cette localité est appelée dans lesTalmuds Susitha. Heïfa est probablement la ville de Gaba que Josèphe® place près du Carmel. C’était une ville où Hérode envoya une colonie de soldats de sa

1 M. de Raumer, Palœstina, p. 149. Lemot jyitSDp signifie généralement dans les Talmuds « un camp de guerriers » ou « une forteresse. » Cf. ci-dessus, p. 193, Castra de Cippori, et Reland, Palœstina, t. II, p. 697. Cf. Tosiftha, Oholoth, ch. xvin.mjfltODpn JTDVJNTI- pD"IO bv rreop. Midrasch,) EkAa, I.

*Dmoi, i, i, rjiiop» ’C’T

3Tal. de Bab., Baba Bathra, 119 a.

I Reland, Palœstina , t. II, p. 1024.

5 Tosiftha, Ycbamoth'. iv; Schemoth rabba, xiv.

6Tal. de Bab., Sabbath, 26 a. *nÿ *yg niCPOÎ plPn 'IT’X no'n. Nous ne comprenons pas pourquoi Reland ( Palœstina , t. II, p. 720) prend pour le nom d’une ville?

7 Cf., pour ce mot, Winer, Bill, reaheœrterbuch, s. v. Purpur.

s Pline, H. N., ix, 60. Cf. ci-dessus, note, 6, e Winer, l. c.

, 3 Guerre, III, ni, 1. On lit dans YOnomasticon : « Gabe in sexto decimo lapide Cæsaræ. »

cavalerie licenciée. On rencontre dans le livre de Judith une ville de Gaïba. «Holopherne campa depuis Galba jusqu’à Scythopolis. » Gaïba représente sans doute la ville de Gaba de Josèphe et le Heïfa des Talmuds. Ici également on cite ensemble les deux villes de Ileïfa et do Scythopolis, comme dans le dicton talmudique 1 sur la mauvaise prononciation des Hifni (habitants de Heïfa) et des Bischai (habitants de Beïsan, Scythopolis).

On trouve aujourd’hui au pied du mont Carmel une ville de Heïfa, avec trois mille habitants-, qui est sans doute identique avec le Heïfa des Talmuds. Nous ne croyons pas que Sycaminon et Heïfa soient un seul et même endroit.

Cjncr, Schofaram, ville où le sanhédrin3 vint tenir ses séances après avoir quitté Ouscha. Là, fut tué par les Romains, R. Yehouda ben Baba qui, dans un temps de persécution, témoigna d’un grand courage et d’un inébranlable attachement à sa foi. Voici ce que le Talmud 1 raconte à ce sujet : « Les Romains avaient défendu de s’occuper de l’étude de la loi ; aucun docteur ne devait donner la confirmation à un de ses disciples, car tous deux, celui qui confirmerait et celui qui serait confirmé, étaient punis de mort. En outre, la ville et le district dans lequel cette confirmation se ferait, devaient être détruits. Cependant R. Yehouda ben Baba, s’étant rendu (en un lieu déterminé) entre deux montagnes, entre deux grandes villes distancées de deux

I Judith. III, 10. ks: xïTurpxTOJifôrjrJSv àvatjLÊoov TaCaï xaï —

Cf. ci-desus, p. 184.

1 M. de Raumer, Palcrstina, p. 1U6.

3 Tal. de Bab., Itosc/i haschanah, Ut b. Le Sanhédrin s’était rendu successivement de Jérusalem à Yabneh, à Ouscha, à Schofaram, à Beth-Schcarim, à Sepphoris et enün à Tibériade.

‘Tal. de Bab., Ab.dah zarah , 8 b.

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