‹ La géographie du TalmudChapitre 112 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

y dit : 1 « Un disciple ne doit pas prononcer une décision dogmatique, s’il ne se trouve pas éloigné de plus de douze milles du séjour de son maître ; sur quoi l’on pose la question : pourquoi R. Tanhonm s’est-il permis cet acte étant à Hefer, lorsque Rabbi (le chef de l’École) demeurait à Sepphoris ? »

Hefer est sans doute identique avec le Gath-Hahefer de la Bible 2, ville natale du prophète Jonas. Saint Jérôme 3 * 5 6 7 place Gcth (Hefer), endroit où l’on montrait alors le tombeau de ce prophète, à deux milles de Sepphoris, dans la direction de Tibériade. De son côté, Benjamin de Tudèle * rapporte que ce tombeau se trouve sur uno montagne près de Sepphoris. Les indigènes montrent aujourd’hui le sépulcre du Nâby Younas 5 dans le village A’el-Meschad B, près de Kefr Kenna, et la tradition des moines identifie ce village avec Gath-Hahefer, identification très -vraisemblable, puisque les indications des Talmuds, ainsi que celles de saint Jérôme, s’accordent avec les données modernes.

D'après un passage du Midrasch1, Gath Hefer serait -Goubabtha de Cippori ; cette ville aurait alors eu deux noms, si toutefois il n’y a pas de faute de copiste dans ce passage du Midrasch.

i TaL de Jér., Schtbiith , vi, 1.

* II Rois, xiv, 25.

3 Proarm. in Jonam : Porro Goth in secundo Saphorim miliario qucB hodie appellatur Diocæsaræ eunlibus Tiberiadems, kaud grandis viculus, ubi et sepulchrum ejus ostenditur.

* Itinerary (éd. Ascher), t. I, p. 80.

5 Robinson, Bibl. researches, t. Il, p. 350.

6M. Schwarz, Dos hciligc Land, p. 62, croit que Meschad représente le mot hébreu car, dit-il, on appelait ce prophète :

« Jonas de Gath Hahefer. *

7 Bereschith rabba, ch. 98 ; piO’in NrC2U "’On fUi cf. cidessus, p. 193.

JTIT, Siliin, endroit qui fut détruit (probablement à l’époque du premier Temple), parce que les habitants se livraient aux pratiques de la sorcellerie '. Sihin est situé dans le voisinage de Sepphoris. « Un incendie, dit le Talmudi * 3 4, éclata dans la cour de Joseph ben Simaï, à Sihin ; les habitants de Ivaçra de Cippori 3 y accoururent pour s’en rendre maîtres. » Il est probable que le Kefar Siliin des Talmuds est identique avec notre Sihin. « Les pots qu’on fabriquait dans cet endroit, aussi bien qu’à Kefar Hananyah. dit le Talmud 4, sont bien cuits et solides. » Nous apprenons par un autre passage talmudique5 que « la terre employée à cette industrie était de la terre noire (ordinaire) et non de la terre blanche. » Dans les environs de Kana on fabrique encore aujourd’hui une espèce de vases appelés Bardak ®, dans lesquels l’eau se conserve fraîche pendant la saison chaude. On mentionne dans les Talmuds un endroit Kefar Sihia ’, ville natale d’un certain R. Yonathan, et un Kefar SihonH, ville natale d’un certain R. Nehemya. Ces deux derniers lieux sont, selon toute apparence, identiques avec notre Sihin.

Nous ne trouvons aucune localité moderne avec la-, quelle nous puissions identifier Sihin. Josèphe1' mentionne une plaine d’Asochis, non loin de Sepphoris ; peutêtre Sihin s’est-il trouvé dans cette plaine.

i Tal. de Jér., Taanith , iv, 8 ; Midrasch Ekha, u, 2

i Même Talmud, Nedarim, v, 9.

3 Cf. ci-dessus, p. 193, noie 6.

ITal deBab., Sabbalh, 120 b.

5 Même Talmud, Baba Mecia, 74 a.

•’ Rosenmüller, Morgenland, t. III, p. 148; cf. aussi M. Wiesner. Scholien, fasc. II, p. 238.

" Tal. de Bab., Yebamoth à la lin k’HT -r;;.

»Bereschüh rabba, ch. 12. prro “103 P’K.

3 Vit j, 41, 43; Guerre, I, iv, 2.

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