‹ La géographie du TalmudChapitre 12 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE

» Tosiflha *, et où commence le pays qui ne lui appar- » tient plus? Ce qui se trouve en deçà de l’Amanus i est « Terre d'Israël ; » ce qui est au delà de celte mon- » tngne est « hors de la Terre d’Israël. » Quant aux îles, * pour déterminer ce qui est d’Israël et ce qui n’en est i pas, on tire une ligne (droite) depuis l’Amanus jus- » qu’au torrent d’Égypte (ouadi-el-Arisch); celles qui » sont situées à l’intérieur de cette ligne appartiennent » à la Terre d’Israël, les autres s’en trouvent exclues. » R. Yehouda dit : tout ce qui se trouve du côté de la » Terre d’Israël appartient à ce pays. On tire une ligne » (droite) de Kaplaria vers l’Océan (mer Méditerranée), » et une autre du torrent d’Égypte vers l’Océan®; les » lies comprises entre ces deux lignes parallèles font » partie de la Palestine,. »

Nous n’avons pas besoin de dire que jamais aucune île n’appartint à ce pays, et que toute cette indication est imaginaire.

Le mn in rendu dans le Tar goura 3 par Amanus.

• Tosiflha, Maaser scheni, chap. 2; Hallah, chap. 2; Talm. de Jér., Schebtith, vi, 2 ; Tal. de Bab., Guittin, fol. 8 a.

2 Les commentateurs ajoutent : On tire celte ligne jusqu'à l’autre côté de la mer Méditerranée, car les eaux, entre ces deux lignes parallèles, appartiennent également à la Terre d'Israël. Selon leur avis, les Talmuds mentionnent seulement les lies et non pas les eaux, parce qu'à ces dernières il n’y a lieu d’appliquer aucune nome religieuse, tandis que pour les îles, on y doit exercer la pratique de la Hallah et de la Schebiilh.

3 Le Turgoum de Pseudo-Jonatlian rend les mots ~nn TIC (Nombres, xxxiv, 8) par CCC'N DTÎ2D! le Turgoum de Jérusalem par cCO C“ïOO; mais il rend également par les mêmes mots Tin TI (Deutr., xxxu, 50), l’endroit où mourut Aaron et qui se trouve au sud de la Palestine. Le dictionnaire talmudique de R. Nathan, appelé Aroukh, lit dans le dernier noCD’ ; il a la même leçon dans les Talmuds, où nous lisons dans nos éditions : XTC

montagne indiquée par les Talmuds comme frontière du nord de la Palestine, doit se trouver non loin de la côte. Le Talmud connaît sur le sommet de cette montagne un endroit du nom de Kaplaria. Mais il est extrêmement difficile de savoir quelle montagne représente en réalité le Hor Hahar. Selon le célèbre voyageur juif du XIVe siècle, Estori Parla ce serait le Djebel-el-Akhra, entre Latakié et Antioche2; on y voit, dit-il, l’endroit Kibutiyeh3, et c’est de là qu’on doit tirer la ligne vers l’Océan pour déterminer les îles appartenant à la Terre Sainte. Ce voyageur appuie son opinion concernant cette montagne sur l’identité de quelques villes, indiquées dans la Bible comme appartenant à la tribu d’Aser, avec des villes qui se trouvent dans les environs du Djebel-el- Akhra. La tradition vient encore corroborer l’opinion d’Estori; leTargoum de Jérusalem rend le passage biblique 4 : « Et du Hor Hahar vous vous tournerez vers Harnath » par « vers Antioche ; » le Hor Hahar se trouvait par conséquent, selon la tradition, non loin d’Antioche. Les Talmuds, en effet, désignent Antioche comme

Dans la Mischna, celte montagne est appelée HSON; 1® Talmud de Jérusalem (traité Schebiith, vi, 2) identifie l'Amanah de la Bible (Cantique, iv, 8} avec TAroanus.

1 Cafthor oupherah, chap. 2 (éd. de Berlin, page 42). Cf. sur l’auteur dudit ouvrage , M. Zunz : On the geography of Palestine, from jewish sources (dans l'itinéraire de Benjamin deTudèle,éd. Ascher), tome II, pages 200-203.

2 C’est plutôt le mont Cassius que l’Amanus; ce mont cependant s’étend jusqu’à ce promontoire. Cf. Pline, Hist. nat., v. 22.

3 Estori connaît la leçon des Talmuds qui portent î

N’ÎT2p Qu'il substitue à ce mot, est sans doute le village Kabusia, entre Séleucie et Antioche.

< Nombres, xxxiv,8, ncn NZ&; Targ. de Jér., 'bypb î

le Targoum de Pseudo-Jonathan rend ce passage par "]byO

« vers Tibériade, » ce qui est évidemment une faute des copistes.

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