LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
Safed, est probablement identique avec la localité du même nom dans les Talmuds et dans Josèphe.
nos, Cepbath n’est pas mentionné dans la Bible, mais cet endroit paraît avoir été connu des talmudistes. On raconte à propos des feux par lesquels on signalait la néoménie, que Rabbi les avait supprimés partout, excepté sur la lac de Tibériade. R. Zeïra pose la question suivante 1 : « Ne faut-il pas prendre Cephath comme un des points affectés à ces signaux? » On répond : « Puisque les signaux sont abolis, pourquoi s'occuper de Cephath. » Le Talmud a évidemment en vue un endroit situé sur une montagne, d’où l\ n pouvait apercevoir les feux. La situation du Safed actuel s’accorderait parfaitement avec les indications talmudiques; on ne s’aventure donc pas beaucoup en identillant le Cephath du Talmud avec Safed, d’autant moins que l’orthographe de Çephath est restée la même chez les écrivains hébreux postérieurs que dans le Talmud. Cetle ville se trouve mentionnée dans la fameuse élégie de Kalir, comme un poste de prêtres i.
Josèphe 3 parle d’une ville forte Seph, dans la Galilée supérieure, conjointement avec d’autres lieux, Akhabara, Jammith et Meroth. Probablement ce Seph est identique avec Cephath du Talmud. La ville a pu porter le nom de Çophim, dont Seph serait une forme au singulier. Le célèbre voyageur Parhi ‘, en effet, reconnaît avec raison dans lo nom Ciphia, que le Talmud cite à cause de son miel, l’endroit de Cephath 5. Mais il est
i Tut. de Jér., Rosch haschana, u, 2. J130H HO f©S pom ]l7X
* DOS jD- PC'H D~rp « détruit et ravagé est le prêtre de Cephath. »
3 Guerre, II, xx, 6. Si?.
4 Caftor ou phérak (éd. Berlin), p. ü7 a,
"Tal. de Bab., Solah, 48 h.s'C'üil ÎO NIH COI Cf. l’art. Cep/ial
1,A GEOGRAPHIE DU TALMl'D
plus que douteux que Sephcth des Apocryphes 1 soit notre Cephath. Quelques savants 4 veulent même que « la ville sur la montagne » citée dans le sermon de la Montagne 3 désigne Cephath (Safed).
Safed ou Safad est situé au nord-est du mont Tabor, sur une hauteur d’où on jouit d'une vue superbe. Du chfiteau de Safed le regard s’étend jusqu’au lac de Tibériade. Safed, ainsi que Tibériade, a été détruit par l’effroyable tremblement de terre du Ier janvier 1837, dans lequel 5,000 personnes perdirent la vie
jre, Meron est presque toujours cité conjointement avec Gousch Halab. « Il est permis de manger des dattes (produit de l’année de relâche) jusqu’à ce que les dernières disparaissent desarbres à Jéricho, et les" olives, jusqu’au moment où l’on n’en voit plus à Meron et à Gousch Halab !\ » Ces deux villes, raconte le Midrasch B, se sont disputé les restes mortels de R. Eliézer, tils de Sirnéon; on en arriva même aux coups de bâtons7. Un
de M. Rappoport dans la préf. de Kori hadoroth (Varsovie, 1829).
1 Tobic, i, 1 . Le texte grec n’a pas ce nom.
- Cf. Robinson, Bibl. r est arches, t. Il, p. 423.
3 Matthieu, v, 1 4. L’original aurait dû porter : Rb NT'Olà’,
si Jésus avait voulu parler de la ville de Safed. La traduction syriaque a ici : »riB Vjn.NPriC N’JEn NfCrO K7- Ce-
pendant cette version ne prouve rien, car elle a été faite sur le texte grec.
* M. de Raumcr, Paleeslitia, p. 138.
5Tal. de Jér., Schrbiith, ix, 2.
6 Midrasch Koheleth , xi, 3.
‘M. Rappoport (préface de Kori hadoratk, article Meron) croit reconnaître dans le mot KtT'JTIC'lj une espèce de bois qui se trouvait dans les environs de Meron, ou une espèce do lance qu’on fabriquait dans celte ville. Ce suvanl s’appuie sur ce que lo Targourn rend le mot "imn thaïe, xu, 19), par pyiQ ; Burkbard (p. 8K5) aurait trouvé dans les environs de Tibériade des arbres que les Arabes appellent Tadar. Le mol D’in (I Sam., jui, 22) est