I.IVRE PREMIER. LA PALESTINE
maritime pour se prosterner devant Peor Il résulterait de ces passages que Peor ou Betli-Peor existait encore après la destruction du second Temple, à moins qu’on ne prenne ces passages talmudiques dans un sens légendaire, ce qui est assez probable. Eusèbe i * place Beth-Peor en face de Jéricho, à six milles de Beth- Haram.
12:, Nebo, ville appartenant à la tribu de Reüben 3 * 5. Eusèbe 1 la place àsix milles au sud de Hesbon. Il semble que Nebo ne se trouvait pas très-près delà montagne de ce nom, car Eusèbe 3 place cette dernière en lace de Jéricho, à six milles à l’ouest de Hesbon. Le Talmud6, de son côté, dit que le mont Nebo appartenait au territoire de la tribu de Reüben7 et s’avançait à quatre milles dans celui de Gad. Le Talmud s’appuie ici sur deux versets bibliques, dont l’un dit que Moïse est mort dans le territoire de Reüben 8 9, tandis que l’autre dit qu’il fut enseveli dans celui de Gad ,J. Cette interprétation, sans doute, est légendaire; cependant, comme Eusèbe se rencontre en ce point avec le Talmud, nous n’hésitons pas à adopter l’opinion de M. Schwarz10; ce savant place le Nebo près du ouady Hesbon, au nord-ouest de la ville du même nom.
1 Siphré, ibidem (p. 48 a).
* Onom., s. v., Bethfogor.
* Nombres, xxxn, 3, 38.
1 Onomaslicon, s. v. Nabo.
5 Ibidem, s. v. Nabo.
®Tal. de Bab., Solia, 13 b.
1 Le Talmud dit que ce mont appartenait à Reüben, parce que la ville du môme nom lui appartenait (Nombres, xxxn, 38).
* Sur le' mont Nebo (Deutéronome, xxxiv, 1).
9 Deutéronome, xxxih, 21, « car là (dans le territoire de Gad) le territoire du législateur est caché. »
Dos keilige Land , p. 182.
LA GEOGRAPHIE I)U TALMÜD
TTüp, Galliroô était le nom postbiblique de Lescha 1 . Nous avons déjà parlé * de cette localité au chapitre des eaux thermales.
"à", Becer, ville de refuge dans la tribu de Reflbeir', se trouvait, d’après le Talmud, en face de Hébron '. Le Targoum de Pseudo-Jonathan reinl le nom de cette ville par pnc, terme tout à fait inconnu. 11 y a peut-être une faute de copiste ou d’impression; il faudrait sans doute lire j’n’iir et traduire par « Becer de Machærus. » Nous avons vu 5 que dans les Targoumim, t;;1 signifie Machærus. Le Targoum l’a expliqué par ce mot, parce qu’on trouve plus au sud, dans Tldumée9, un endroit Boçra, dérivé du l'ecer qui. dans Jcrémie, est même appelé Boçrah. Le Talmud’, dans un passage de nature légendaire, distingue ces deux villes l’une de l’autre. Il y est dit: « Le patron d’Edom, après une bataille perdue, se réfugia à Boçra, oubliant que Becer seule est une viilç de refuge et non B içrah.
Boçra, ville des Edomites, est mentionnée dans la Bible"; II. de Raumer l’identifie très-judicieusement avec le village do Bouzeirah, au sud de Toufilch (le Tot'el de la Bible), dans le pays des Edomites. Bouzeirah est un village de cinquante maisons, mais Burkhard y a trouve des ruines qui indiquent une ancienne grande ville9.
* Bercschith, rabba, ch. 37.
-Cf. ci-dessus, p. 30.
3 Deutéronome, iv, 43.
* Cf. ci-dessus, p. 03.
5 Cf. ci-dessus, p. 242. 1.o Targoum d'Ounkclos a jvflX, au lieu
de ( Nombres , xxxii, 3).
6 Cf. ci-dessous.
7Tal. deBab., Maccolh, 12 a.
* Isaïe, xxxiv, 0 ; lxiii, 1 . Amos, i, 12.
nCf. W’iner, Bibl. realicœrlerbvch, t. 1, p. 11)1.