‹ La géographie du TalmudChapitre 14 sur 219 · LIVRE PREMIER. 1.A PALESTINE U · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. 1.A PALESTINE U

réduisent aux conjectures. Aussi, les diverses explications 1 qu’on a données jusqu’à présent sur ce sujet ne s’accordent nullement.

Nous pensons, comme M. ltappoport, que la leçon du Talmud de Jérusalem est la meilleure, et nous la prenons comme base pour notre explication; nous donnons aussi les passages des autres livres talmudiques, en indiquant par des chiffres les noms qui se correspondent dans ces différents passages, (F. le tableau ci-contre.)

I. JVrprx nsno Toutes les rédactions commencent par Ascalon (frontières sud-ouest) ; rtf" signifie les environs de cette ville , car Ascalon même n’était pas considéré comme Terre d’Israël.

II. «j'en» b~.:a ncin « le mur de Césarée. » La ville même n’appartient {«s à la Palestine. Le nom primitif de cette ville était « tour de Straton » ( Slratonis turris. S-rpaTuvo; irjpYo;), et dans le Talmud xrtre P"ir-ou jars?. La dénomination de Straton est sans doute sémitique. Les Syriens, dans leur querelle avec les Juifs, raconte Josèphe, prétendaient qu’avant la restauration de cette

1 Cf. les articles de M. le rabbin D. Oppenheim sur une partie de ces frontières, dans le Monatkstchriflfii r Geschichte und Witsenschaft des Judenthums, par M. ie D' Frankel, année 1800, pages •190-200, 220-230; M. Schwarz, Das heitige Land , pages 13-17; l’article de M. le D' N. Brüll, dans le journal littéraire Bcn-Hananyah (partie des recherches talmudiques), n* 12, 1867, col. 174-178. Les savants grands rabbins D. Oppenheim et J. Wiesner ont bien voulu nous communiquer leur opinion sur ces frontières. Nous avouerons qu’aucune de ces explications ne donne un résultat positif; nous avons préféré ne pas trop nous aventurer dans les conjectures, quitte à laisser quelques noms des endroits inexpliqués.

* On peut lire aussi ce mot p-p ou Ni’U'IÎP > les mots X1W K1Q’p”> qu’on trouve seulement dans la Tosiftha, son t une explica-

ville par Hérode, aucun juif n'y habitait’. Mais quel est le mot sémitique qui nous expliquerait le nom de cette ville? M. Oppenheim croit y reconnaître le nom ri» qui figure dans la Rible2 comme nom d’homme. Un individu de ce nom a pu être fondateur de ce bourg et l'aura surnommé Schorsehon 3, dénomination analogue au nom Sehomron (Samarie), tiré de son fondateur ic:?4. Les Grecs auraient changé plus tard la lettre D en £2, et le nom Schorsehon serait devenu Slraton. M. Oppenheim pense corroborer cette opinion par un passage talmudique5. R. Abuhu applique le verset biblique6 « Ekron sera déraciné, » à Césarée dont il prédit la destruction. Or, le mot DT vaut le mot ^pj? « racine 7, » et R. Abuhu aurait fait un jeu de mots en rendant "îpyn ;rpy par rrn |ïDT, ce qui signifierait « Schorsehon sera déraciné. » Quelque ingénieuse que soit cette explication, elle nous semble trop subtile, et nous aimons mieux celle de M. Renan, qui fait dériver le mot Straton du phénicien rrr DJ? 12V, la place aurait donc eu pour nom « bourg d'Abdastart 8. »

lion de nt’DT TOn. Il n’v a donc aucun doute que nt’DT ne désigne la ville de Césarée ; l’emploi de l’ancien nom de Césarée pourrait nous faire prendre ce passage talmudique comme une très-ancienne rédaction.

1 Antiquités, XX, vm, 7.

* I Paralipomènes, vu, 6.

3 Monathsschrift, 1800, page 198.

I Rois, xvi, 24.

5Talm. de Bab., traité Meguillah , fol. 6 a.

6 Sopbonie, u, 4.

" Le Targoum de Pscudo-Jonatham rend le mot ippp (Lévitique, xxv, 47) par » cf. à ce mot, les lexiques de Gese-

nius et de M. Fttrsl.

8 Le o aurait pu parfaitement être considéré comme prosthétique et disparaître dans la prononciation grecque. Straton est un nom

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