LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
qui venaient annoncer la mauvaise nouvelle de la capture du bétail de Job, sont sortis de Kcfar Koureïnos, ont traversé tous les Aboulin et sont arrivés à Migdal Ceboych, où tous, à l'exception d’un seul, sont morts. » Nous n'avons pas besoin de dire que c’est un passage légendaire ; cependant les noms propres sont exacts. Nous verrons1 * que Kethr Koureïnos (ou Karnaïm) doit so placer dans le voisinage de Beth-Schean; Migdal Ceboych n'est autre que Magdala (el-Medjel) sur le lac de Tibériade *. Pour arriver de Beth-Schean à Magdala on traverse le pays de la vallée en Galilée, qui est désigné dans le Midrasch par Aboulin. M. Schwarz3 * ne se rend pas exactement compte de la situation de Kefar Koureïnos et explique Aboulin par * les environs d'Abel-Beth-Maacha. »
La Mischna k mentionne un filet d’eau à Abel. La Guémare5 * dit plus explicitement que ce ruisseau coulait d’Abel à Cippori (Sepphoris). On trouve au nord-ouest de Seffuriyeh une localité Abilin, mais qui est trop loin pour représenter Abel, d’où ce filet serait allé jusqu'à Sepphoris. Abel Arab.lieu natal de R. Hiya*, est peutêtre identique avec Abel près de Sepphoris. Nous avons vu 7 qu’Arab se trouve dans le voisinage de cette ville.
Un troisième Oubal ou Abel est mentionné pour ses treilles. « On peut manger des raisins jusqu’à ce que
l CL ci-dessous, p. 270.
-Cf. ci-dessus, p. 218.
:l Das heilige Land, p. 163.
I Eroubin, vin, 8. 72N b'£ PlCtC
“ Toi. de Bab., mime Traité, 87 a.
«Même Tal., l’esabim, 72 «o*ip T'ZKC NT1 1
’ Cf. ci-dessus, p. 20S.
ceux «les treilles d’Oubal ou d’Abel aient disparu » Cet Abel est peut-être l’Abel Keramim de la Bible 4, où l’on cultivait, comme le nom l’indique, beaucoup de vignes. Eusèbe 3, qui l’appelle Abela, le place à six milles de Philadelphia. Cette localité était encore riche en vin du temps de ce Père de l’Église.
Un endroit Oüblin est connu comme séjour 1 ou lieu natal5 des docteurs. Peut-être est-ce Abila, ville de la Décapole, à douze milles à l’est de Gadara ou la province Abilene Lysaniœ entre Damas et Héliopolis. Cette province fut donnée par l’empereur Claude à Hérode Agrippa I"9. M. Rappoport veut identifier Oubelin avec le château d ’lbélin, du temps des croisades ; il est fort douteux que le nom d’Ibélin remonte à l’époque talmudique.
Quant au mot Ablonim, endroit où, d’après le Midrasch9, on rencontre des eaux thermales, nousavons vu que c’est une faute de copiste.
j’JN nos, Kefar Aguin, séjonr de R. Tanhoum 10 ; c’est peut-être une variante de Kefar Ahim H.
N'SlN, Ohliya ,4. M. Rappoport 13 le transcrit Helio, et croit que c’est une des nombreuses « villes du soleil •
* Tel. de Bab., Pesakim, 53 a.
-Juges, xi, 33.
3 Onomaslicon, s. v., Abel vinearum.
I T. de B., Eroubin, 1 1 b, . . . -pnr
5 Même T., ffoliu, 53 b, ÎT’N N“1iT
fiCf. M. de Kaumer, Palcestina , p. 241.
7 Evangile selon saint Luc, ni, 1.
*Josèplie, Ant., XIX, v, 1.
*' Cf. ci-dessus, p. 37.
10 Bereschith rabba, ch. 100.
II Cf. ci-dessus, p. 221.
l4Mischna, Edovyoth, vu, 4.
13 Erekh Millin, p. 85.