I.IVRH PREMIER. I.A PALESTINE
ce nom qu’en sortant du lac de Tibériade. Il a sa source dans la grotte de Panéas, traverse le lac de Tibériade, avec les eaux duquel il ne se mêle point, et arrive à la mer de Sodome pourse jeter dans la mer Méditerranée. Cette dernière donnée est une des plus curieuses. Les rivières de Yarmoukh (Scheriath-el-Mandhour), île Karmion, que nous avons identifié avec le Nahr-el-Mokatta (le Kischon de la Bible), et de Figah, que nous prenons pour le Belus, ont des eaux troubles ; elles ne peuvent servir pour les sacrifices. Une autre rivière, le Guinaï, qui grossit quelquefois tellement qu'on ne peut la traverser, nous est demeurée inconnue. Nous avons mentionné le fleuve Sabbathique, bien qu'il ne joue qu'un rôle légendaire dans les Talmuds. Ce fleuve s'identifie avec le Nahr-el-Arus , et ses eaux ne coulent que tous les trois jours. D’après les Talmuds, les eaux de ce fleuve coulent pendant six jours de la semaine , pour s’arrêter le jour du sabbath
Trois sources d’eaux thermales sont mentionnées dans les Talmuds, savoir : celles de Tibériade, de Gadara et de Biram. Cette dernière est identique, d’après notre opinion, avec les eaux thermales de Callirhoë. Une quatrième source, qu’on désigne sous le nom d ’Esya, se trouve, selon notre conjecture, près de la ville d’Essa.
Quant aux montagnes, on mentionne dans les Talmuds le Liban, l’Echelle de Tyr, la montagne de Neige (une partie de l’Antiliban), le Carmel, le Tabor, en Galilée; les monts Gadara et Machaerus, en Pérée, et le mont Royal, en Judée. Le mont Quarantania, d’après une conjecture, se trouverait également dans les Talmuds, sous le nom de Çouk. La plaine qui occupe tout le sud de la Judée est appelée plaine de Darom; celle de
Scharon en est la continuation ; la plaine de Génézareth est vantée pour sa fertilité ; celles de Saveh et de Josaphat sont mentionnées dans des relations légendaires. La plaine de Yezréel est appelée « plaine parexcellence. » On énumère encore d'autres petites plaines, mais elles portent le nom de la ville à laquelle elles se rattachent. Il est question dans les Talmuds de déserts en Palestine; on entend par là des terrains peu cultivés et servant de pâturage.
Les Talmuds divisent la « Terre d’Israël » en trois pays, savoir : La Judée, la Galilée et le pays transjordanique. Chacun de ces trois pays a ses subdivisions physiques : pays montagneux, pays de plaine et pays de la vallée. La Samarie, province entre Kefr Koud et Antipatris, n'est pas traitée comme une province à part; on la considère comme une zone de terre séparant la Judée de la Galilée. Ce pays, habité par des Samaritains et déclaré impur pour les Juifs, ne mérite pas une grande attention aux yeux des talmudistes. Nous avons pu reconnaître dans les Talmuds les toparchies de Daroma, de Gerariiica et de Gabalena, citées par Josèphe. Le pays de plaine en Judée est la plaine le long de la côte, commençant par la plaine de Scharon, continuant par celle du Darom supérieur, et finissant avec le Darom inférieur (la Schefela de la Bible), au sud delà Palestine. Dans cette zone, nous avons pu consacrer un article assez étendu à la Césarée maritime, ville haïe par les talmudistes et habitée par des païens, ennemis des Juifs; à ces torts, elle joignait celui d’être la rivale de Jérusalem. Lod (Lydda) et Yabneh (Jamnia) sont traitées assez longuement, ces villes ayant été le centre des écoles rabbiniques après la destruction de Jérusalem. Joppé, Gaza et Ascalon formaient des centres im-