LIVRE PREMIER. I.A PALESTINE
portants; mais les renseignements fournis sur ces villes par les Talmuds ne sont pas de nature assez intéressante pour être rapportés. Nous ne mentionnerons pas les endroits énumérés en ce pays de plaine, sur lesquels nous n'avons pu fournir que des données restreintes. Au sud, Éleuthéropolis seule attirait quelque peu l’attention des talmudistes ; cette ville appartient plutôt au pays montagneux.
Cette contrée est formée par la chaîne de montagnes commencée par la frontière de la Samarie, allant vers Jérusalem et descendant jusqu’à Hébron. Nous y avons placé Beth-Laban et Beth-Rimma, endroits d’où provenait le vin pour les libations ; Afraïm et Mikmascli fournissaient les meilleurs blés; Thécoa,la meilleure huile ; Hébron, les veaux pour les sacrifices. La Judée était donc un pays riche et bien cultivé. Bettar, la fameuse ville, dernier rempart de Bar-Coz.iba, et qui résista si longtemps aux légions d’Adrien, se trouve, d’après notre conjecture, à l’ouest de Jérusalem, près de Beth-Schemesch, dans le pays montagneux. Nous ne nous arrêterons pas aux localités que nous avons à peine mentionnées, faute de données talmudiques.
Jérusalem, la capitale des Juifs, et pour laquelle le lecteur attendait certainement des renseignements trèsprécis, est, nous l’avons dit, très-négligée dans les Talmuds. Il n’y a que les édifices sur le mont Moriah qui soient traités avec beaucoup de minutie ; ces détails, quelque intérêt qu’ils présentent, n’appartiennent pas à la géographie proprement dite. On connaît dans les Talmuds « la ville haute et la ville basse. » Cette dernière est identifiée pour nou3 avec la place qu’on appelle Biça, et qu'on désigne en grec par Bczelha. La porte des Ordures et la partie du mur occidental sont les seuls points
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qui soient mentionnés dans les Talmuds, eneoro est-ce accidentellement. On parle une seule fois de YAkra, de YOphcl et, d’après notre conjecture, de Baris (Antonia). Les eaux de Jérusalem provenaient pour la plupart do l’aqueduc arrivant d’Ëtam; la source de Siloahen fournissait également une certaine quantité, et il y avait en outre de nombreuses citernes. Le mont des Oliviers était mis en communication avec la place du Temple, au moyen d’un escalier ; sur ce mont se trouvait Beth- Phagué, entouré d’un mur, et Béthania avec les boutiques des marchands.
Dans la vallée de la Judée nous avons trouvé En-Gédi avec ses plantations de baumiers, et Jéricho, ville importante située dans un pays très-fertile.
La Samarie, à laquelle nous avons consacré un chapitre spécial, ne trouve pas de place dans les Talmuds. Le hasard amène les talmudistes à mentionner Sichein (Naplouse) et Schomron (Sebasté) ; ils s’occupent plus de Beth-Schean (Belsan) qui, à une certaine époque, était déclaré pur pour les Juifs. Cette ville se trouve dans une région très-fertile; on la compare à la porte du paradis.
La Galilée est divisée en Galilée supérieure et Galilée inférieure; celle-ci renferme le pays de la plaine et celui de la vallée, et s’étend jusqu’à Kefr Anan. Nous avons rapporté quelques traits particuliers attribués par les Talmuds aux habitants de ce pays. Les Galiléens tenaient plus à l'honneur qu’à l’argent ; le contraire avait lieu chez leurs frères de la Judée. Ceux-là étaient querelleurs, prompts à s’irriter, et par conséquent faciles à soulever. Il existait également des différences concernant quelques cérémonies religieuses entre lefc habitants de la Galilée et ceux de la Judée.