‹ La géographie du TalmudChapitre 159 sur 219 · LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE

nyah, de la laine à Damas et la magie en Egypte. 1 » Ceci équivaut au dicton moderne : Porter de l'eau à la rivière.

On mentionne aussi une sorte do prunes2 appelée Dormaskin, et une espèce d'herbe médicinale3 qui porte le même nom.

■pin, Hadrakh 4 , endroit dans le voisinage de Damas, d’après le témoignage de R. Yosé, originaire de Damas. Le docteur ne paraît pas être un grand admirateur de l’interprétation agadique de la Bible. Il interpelle R. Yehoudah, qui explique le mot Hadrakh par « le messie qui est dur pour les païens et doux pour les Juifs, dans les termes suivants : « Rabbi, pourquoi détournes-tu le sens des versets bibliques? Je suis de Damas et je prends à témoins le ciel et la terre qu’il y a une localité près de Damas qui s’appelle Hadrakh s. » Un Arabe, Yoseph Abassi, dit également qu’un endroit peu important, appelé Hadrakh, existe encore aujourd’hui. Cyrille d’Alexandrie place Hadrakh entre Hamatli (Epiphanie) et Damas 6. Ptolémée aussi connaît une localité d ’Adarin dans ces environs, et les voyageurs mentionnent un endroit de Hadhra non loin de Damas 7.

i Beresckilk rabba, ch. 86, 521012 ]1Î1>

-Tal. de Bab., Berakkotk, 39 a, ppDDIll

3 Même Talmud. Baba Kama , 116 b. ppDOTll

4 Zacharie, îx, 1.

$Siphré, sect. Debarim ;'éd. Friedmann, p. 65), ino H'ï?D il!

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B Winer, loc. cil., a. v.

" Hitter, loc. cil., t. XVII, p. 268. Le lexicographe caroïte David ben Abraham (dixième siècle; cf. Pinsker, Likouté Kadinoniolh, p. 117 (texte) et notre Notice sur la lexicographie hébraïque, jour, as. 1861, t. Il, p. 465 et suiv.), place Hadrakh egalement à Damas,

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p272, Balbek est mentionné dans le Midrasch 1 au sujet de son vin. La Misclina parle de l’ail, Baal-bekhi *, qui provenait probablement de Balbek. Cette localité s'appelait autrefois Héliopolis « ville du soleil » et possédait un grand temple dont il reste des ruines considérables. Un marché célèbre se trouvait, d’après lesTalmuds, à En-behhi 3 ; nous croyons que ce nom est une variante de Baal-bekhi.

D’^D'-'CN, Atribolis. ville où enseignait quelquefois R. Simon ben Lakisch 4. On connaît dans les Targoumim, comme on le verra dans la suite, une autre localité du même nom en Afrique ; mais puisque la même Halaklia est rapportée ailleurs 5 comme enseignée à Sidon, il n’y a pas de doute que ce R. Simon ne se trouvât à Tripolis en Syrie. Cette ville était située au sud d’Orthosia, au pied de la plus grande hauteur du Liban. Elle se composait de trois parties qu’habitaient les colons de Tyr, de Sidon et d'Aradus ; elles étaient éloignées de trois stades l’une de l’autre. Son nom Tripolis signifie la ville de trois parties. On trouve aujourd’hui vers l’est de l’ancienne Tripolis une ville

Voici ce qu’il dit (Msc. Oxford, Bodleienne, Opp. add. fol. 26)

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*7^2^ ■ * On dit qu’il y a à Damas une très-belle mosquée appelée Mesijed el-Khadhra , qui a donné le nom à cette ville. » Hadrakh serait alors, selon ce lexicographe, un faubourg de Damas. Cf. M. Ewald, Gesch. des Volltes Isratl (3* éd.), t. III, p. 779.

• Midrasch Kobelelh, îx, 9, V2^2 m

* Hausser o th, v, 8, '22 *7 J,'- Cl™

STal. de Bab., Abodah zarah, 11 b., '22 ]’l‘2r TH1 1 Yerid était sans doute une place publique où on adorait la divinité à laquelle elle était consacrée. Cf. ci-dessus, p. 262.

1 Tal. de Jér., Sabbath, i.

5 Tel. de Bab., Sabbath, 46 b.

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