LIVRE SECÛNI). PAYS HORS DE LA PALESTINE B
tionnées que pour la traduction des noms de quelques peuplades Japhetites dont parle la Bible ; nous y reviendrons au chapitre sur les peuples dans les Talmuds.
N’1?', Galia. R. Akiba rapporte un mot de l'idiome qui était usité dans ce pays 1 . On l’explique ordinairement par la province de Galata en Asie mineure. On mentionne aussi un docteur originaire de Galia*; il y avait des communautés juives dans ce pays s.
Dans un autre passage talmudique ‘, on parle des bateaux qui se rendent de * Galia à Aspamia. » Ici Galia ne peut pas signifier Galatia, cette province n’étant pas située sur la mer. On peut identifier ce Galatia avec 111e de Galata dans la Méditerranée, à côté de la Numidie 5 ; il est probable que des bateaux partaient de là pour se rendre en Espagne. Il est possible aussi que le Talmud comprenne par Galia la province de Gallia en Europe, qui, déjà à l’époque de César, s’étendait vers le sud jusqu’à la mer Méditerranée 6, et communiquait sans doute avec l’Espagne, par voie de mer.
N’ptDiOp ou N’pnopi Kapoutkia ou Kapoudkia, province de la Cappadocie, entre la petite Arménie, la Phrygie, la Paphlagonie et la mer Noire. Ce pays, situé sur la frontière de l’Arménie, renfermait beaucoup de Juifs; ils entretenaient probablement des relations nombreuses avec leurs frères de la Baby Ionie. Cette pro-
• Cf. ci-dessus, p. 3ÜG. On lit dans les Halahhotk Guedoloth (cd. Venise, 1348, p. 38 a ) on lieu de N’pj.
- Tosiftha, Eroubin, ch. 8 CTCDî Toi. de Jér., Bera-
kkot/i, iv, 4; cire ou beu de CITS dans le Tal. de Bab., Kethouùot/i , 00 a.
3 Josèphe, Ant., XVI, vi, 2 .
‘ Tal. de Bob., Yelamoth, 03 a, waQOtÔ «^33 niN2H {WOO-
r> Pline, H. N., ni, 14; v, 7.
6M. Forbiger, loc. cit., t. III, p. 110.
vince est très-souvent mentionnée clans les Talmuds. A Sepphoris 1 se trouvait une communauté de Juifs cappadociens. La contrée n’était pas très-fertile et était couverte de pâturages i ; il n’y avait pas d’oliviers notamment. Le Talrnud dit que les habitants de la Cappadocie se servaient de naphte 3.
Le Gappadociens ne jouissaient pas d’une bonne réputation ; ils étaient surtout infidèles et indolents Aussi les Talmuds parlent-ils souvent de brigands saisis dans ce pays \ La capitale était Césarée-Mazaga, que le Talmud nomme Mazaga de Césarée 8 ou Césarée de la Cappadocie 1. R. Akiba, dans ses voyages lointains, séjourna aussi dans cette ville, en même temps que R. Meïr H. Il y existait sans doute une école, car un grand nombre de docteurs sont cités8 comme originaires de la
1 Tal. de Jér., Schtbiith, îx, 8. pnrjsn ’NpTlOp i Winer, lue. cil., t. I, p. 649.
. 3 Tal. de Bub., Sabbath, co: N?N CiT î’Nr N’pîSïDp ’PiK-
• Winer, loc. cit., p. 650.
Tosiflha , Yebamoth , cli! 4. îCCiU® TIN C’tCD^S TOyC K'ptSIDpSi Tal. de Jér., même Traité, îv et vi, à la lin, ''HD’pï N^pIlOpSIPi Tal. de Bab., même Traité, 25 b.
*>CL ci-dessous, p. 319.
1 Cf. ci-dessus, note S.
•Tal.de Jér., Ytbamoth, xvi, tcnoC TITJ?» N2'pi’ TN
by *ij«oîid mil o'a nypzrc nnN nroo ttnt Tt to bnnm N’p*nop bv nroob toîwï reins irn» tn cm to
Hl^NÎ? 'b PN1E1 ’J’O^pO. R- Akiba dit : » Je suis allé sur la grande mer, et j’ai vu un bateau prêt à faire naufrage ; je fus chagriné à cause d’un savant qui s’y trouvait. En arrivant è Mazagu de la Cappadocie, il est venu à ma rencontre et m’a posé des questions. » Bans le Tal. de Bab. ( Yebamolh , 121 a) on nomme ce savant, qui n'était autre que R. Meïr. Cf. aussi Tosiflha, Yebamoth, ch. 13.
8 Tal. de Jér., Kilaïm, vu, 1 'tfpTDp pv -» ; même Talmud, Hallah, ni, 1, wp-ncp i'NIQÎÎ? 1
LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE 319 Cappadocie. Dans une insurrection contre le roi Schabor (Sapor), d’après les Talmuds1, 12,000 Juifs furent tués à Mazaga. Les historiens mentionnent, en effet, le siège de cette ville, qui ne comptait pas moins de 40,000 habitants. Elle fut prise par trahison, et Sapor, dit-on, fut impitoyable pour les habitants *; le massacre des Juifs, raconté par leTalmud, se rapporte peut-être à ce siège.
Quelques savants3 prétendent que, dans ses nombreux voyages, R. Akiba s’est rendu à Zephyrium sur la mer Noire, ainsi qu’en Ibérie ; nous reviendrons sur ce spjet quand nous parlerons du pays des dix tribus.
N’Pir, Laodicée, ville très-riche, très-commerçante dans la grande Phrygie. Cette ville tremblait, dit le Talmud l, au bruit des flèches qu’on avait tirées dans Mazaga. Il n’y a donc pas de doute ici sur la Laodicée dont le Talmud veut parler.
1 Tal. de Bab., MoU Raton , 26 a. iQbN ID'in TOr Pop
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2 I.a chronologie du Talmud ne s’accorde pas ici avec les historiens; nous y reviendrons dans notre partie historique. Cf. M. Graelz, GeseMchte der Juden, L IV, p. 288.
* Cf. M. Harkavy, dans le Ztittckrifl de M. Geiger, année 1867, p. 34 et suiv.
‘Tal. de Bab., MoH Raton , 26 a, ppQ '1DP rtS'TCH ntY PlpP
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