‹ La géographie du TalmudChapitre 171 sur 219 · LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE

à mourir 1 ». Madaï est sans doute la province de Médie, qui touche à l’Assyrie et à l’Arménie vers l’ou st * ; É!am est ici la partie de la Susiane où demeuraient les Élémaïtes3; Gabiaué, la province entre l’Elymaïs et la Médie, sur les monts Zagros *. Telle est la frontière de la liabylonio vers l’est. Mesa ou Meson est sans doute la province de Mésène, s’élendant vers le golfe Persique, depuis la jonction du « canal royal » avec le Tigre b, au-dessus du Scliat-el-Arab. Là. se trouvait la ville d ’Apaméa G, que Rab et Samuel considèrent comme la frontière-sud de la Babylonie. Le Talmud ajoute « qu’il y avait deux Apamée, l’une supérieure, l’autre inférieure; la première était considérée comme pure, ayant une population juive, tandis que dans l’autre, elle était impure. Elles sont éloignées l’une de l’autre d’une parsa. Néanmoins les habitants ne communiquent pas entre eux; ils ne se prêtent même pas du feu les uns aux autres. L 'Apamée impure commence là où est la langue

• ibidem, niDDi; ’jozji c^x rriin "to Ntrn nîtd pox pn

le Tal. de Bah. ( ibidem ) commence par riN’^S b-2 * Babel se porte bien, » et n’a pas le mot bien qu'ailleurs, comme nous

le verrons, il cite ce mot. Nous avons adopté lu leçon du Tal. de Jèr., parce que dans tous ces noms il y a une allusion sur l’analogie du sens de la racine ; ainsi qui esl prononcé Mesa,

se rapproi lie de np’D 4 mort ; » vjq ou uiO ressemble au mot trio « maladie; » « C7N * muet; » un homme près de la

mort ne peut plus parler, pi n a aucune ressemblance avec N’-n « bien portant >> et est certainement ajouté au proverbe primitif (peut-être lail-on allusion au nom de Babirou, que porte Babylone chez les Perses); le mot X2213 n’v appartient pas non pius.

*Mannerl, Gcotjraphie der Oriecben und Ramer, t. V., 2» partie, p. 79 et suiv.

3 Ibidem, p. 354.

* Iib em, p. 335.

5 Ibidem, p. 264.

*> Ibidem, p 266.

mésénenne'. » Apamée était composée peut-être de deux parties, comme tant d’autres villes orientales, l’une supérieure, l’autre inférieure, et les quartiers juifs de ces deux parties i étaient distants d’une parsa. Peut-être ces quartiers étaient-ils séparés par la ville des païens, et c’est pourquoi les Juifs de ces deux Apamée ne communiquaient pas entre eux. Il est possible aussi que les deux Apamée aient été deux villes distinctes.

Au sud et au sud-ouest, on comptait encore dans la Babylonie une partie du pays que Ptolémée appelle Chaldcea 3, et qui était la fleur de la Babylonie, d’après le Talmud. « Hanna ben Finiras dit : Hebil-Yama est la couronne de Babel ; Schounya, Gobya et Ciçora sont

• l’ai, de Bab., Kiidouschin, 71 b. 2T tCTHl? n'Tr'C D’finn'?

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Les mots entre parenthèses manquent dans nos éditions, mais ils sont nécessaires pour comprendre la phrase; d’ailleurs Samuel ne porte jamais le litre de Rab, que le Talmud lui attribue dans ce passage. Le manuscrit (Oxford, Bod. lib., opp. lt°, 248) porte NtT’OIO ou lieu de K”CCN> ce qui confirmerait l'explication du nom Apaméa par KCIO'N ; cf. ci-dessus, p. 305. Dans ce manuscrit on lit nOSPCa (CD jir'? N'pnïtC'l • U faut peut-être K'T.rin NfT’ClO np ^CK> car.nous verrons que ce docteur étend plus loin les frontières de la Babylonie que Samuel.

* Cf. AL Ruppoport, Erekh Millin. p. ISO. AI. le Dr Joël ( Mouatsic/trift, 1807, p. 337) place l’Apamee supérieure à l’embouchure du « fiuvius regius, s et l'Àpamée inférieure à l’endroit actuel Korua. Al. Joël croit qu'entre ces deux endroits il y a une distance de vingt-cinq milles, et que les lettres (25) sont omises devant le mot nC^C- Nous croyons que la locution « ils ne se prêtent même pas de leu les uns aux autres » ne peut se rapporter qu’à deux endioits très-voisins.

3Mannert, loc. cit., p. 256.

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