‹ La géographie du TalmudChapitre 172 sur 219 · I.IVKE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE · texte numérisé non relu

I.IVKE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE

la couronne de Hebil-Yama. » R. Papa explique Hebil- Yama par l’Euphrate do Borsi '. » Nous croyons que ’D'na doit se lire ici rpDH2. et qu’il s'agit de l’Euphrate près de Borsippe, qui se rend par des canaux vers les lacs et le désert. On trouve dans ces environs le Maarsès de Ptolémée et le Pallacopas. Ce pays, aujourd’hui désert, était très-fertile lorsque des canaux y existaient. Les mots NO1 7'in signifient ou le district vers l’ouest 4 ou le district de la mer, peut-être appelé de ce nom, parce qu’il s’y trouvait des lacs considérables. Schounya rappelle peut-être la localité actuelle de Semauë:i sur l’Euphrate; Gobya ou Goubya représente I>eut-êlre l’ancien nom de Vologesia, sur l’emplacement duquel se trouvait plus tard la ville de Koufa *; et Ciqora pourrait être identique avec la localité actuelle de Ciaceri ®, non loin de Hit. Le pays de « Hebil-Yama » s’étendrait alors dans le triangle formé par l’Euphrate et les trois endroits mentionnés.

Un autre passage talmudique loue, si nous ne nous trompons, la fertilité de cette contrée que nous avons désignée par Hébil-Yama. Eu désignant la porte du [laradis dans les différents pays*, on demande dans le

1 Tal. de Bab., Kiddouschin, 72 a, NC1 7'Cfl 1C1N OTOC 12 T3TJ

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(rj] ’01127 r.'D 17 NCO 2"! TON NO1 7>'2i"i- Le Tal. de Jér. [loc. cit.) porte N’iiil au lieu de NTjntl.

2 Le mot C' signifie dans la Bible «ouest » (Genèse, xn, 8). Nous verrons cependant, à l’article Soura, que le Talmud désigne le lac situé près de celle localité par « mer * (.ND’)-

SRitter, die Erdkunde, t. X, p. 43.

t Mannert, loc. cit., p. 304.

5 Ritter, loc. cit., p. 144; nous lisons RUS’H 7 J’ avec le manuscrit précité.

«Cf. ci-dessus, p. 296.

Talmud où so trouve celle de la Babylonie ? Abbayé vante les fruits du côté-sud de l’Euphrate (c'est-à-dire la Chaldée) 1 ; Rabba. ceux de Hipparenum 2, qui se trouve non loin de Hit 3. Ces deux docteurs appellent alors « la porte du paradis ». ce qu’un autre désigne par « la couronne de la Babylonie. »

Avant de passer à la frontière-nord du Babel du Talmud, nous devons nous arrêter un instant sur les autres frontières. Il nous importe d’ajouter encore quelques preuves pour démontrer qu’une partie des rives de l’Euphrate et du Tigre, opposées à la Mésopotamie, était considérée comme appartenant à la Babylonie. Un docteur demande jusqu’où va la frontière de Babel de l’autre côté-ouest de l’Euphrate? On lui donne une réponse un peu évasive, en disant : « Tu poses ta question à cause de Biram ; mais les meilleures familles de Pome- Beditha concluent des mariages avec celles de Biram 4. * Nous avons vu que Biram était la première station 5 en

I Toi. de Bab., Eroubin, 19 a, rpD3 rOTSID ”DN ^222 T!iTO N’IOTn 'l'CD rsnre ND"* Ni’S’ ',DJ70*1- Nous avons traduit ce passage d’après le sens que lui donnent les commentateurs. 11 est possible que l’on doive lire TCIUTC* 1® trouve » au lieu de rentre, et que v-pQ signifie peut-être ici « le pays bas; » (cf. Buxtorf, 1er Tnlm., a. v.) ; on traduirait alors « Abbayé trouve la porte du paradis dans la plaine du sud de l'Euphrate, et Rabba, dans celle d’Hipparenum. Dans l’une ou l’autre traduction les résultats géographiques restent les mêmes.

S Nous ne pouvons pas admettre l’opinion de M. XViesner (Scholieu, etc., fasc. III, p. 120) que fccc' ~\2]ïï2 signifierait - la rive droite du fleuve Chaboras : celui-ci s’appelle et non -mj .’£■ I-e

manuscrit précité porte au lieu de "cyc.

* Nous reviendrons plus loin sur cette ville.

4 Tal. de Bab., Kiddouschin , 72 4, KZ’D 11’ n^C*! ND” Ni"Ù

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* Cf. ci-dessus, p. 43.

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