‹ La géographie du TalmudChapitre 177 sur 219 · LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE IÎ · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE IÎ

Le Talmud mentionne encore un Nahar Malka Sala « vieux canal royal. » On dit qu'il ne peut être épuisé au moyen d’écluses, mais seulement par une sécheresse générale du pays *. Nous croyons qu’on appelait « canal royal, » la partie du canal allant de Nehardaa au Tigre, et qui, en passant près de Séleucie, /ornait peut-être un angle dont un côté tombait perpendiculairement sur le fleuve ; tandis que l’autre partie, celle qui va de Séleucie à Apamée, était appelée « Nahar Malka Saba, » parce qu’elle était antérieure à la première.

pi2 TC, Nahar Boran. se trouvait près de Matha Mehasya. R. Asché avait permis aux habitants de cette ville de nettoyer le Nahar Boran4. Il parait que ce canal fut creusé par les Juifs, et qu’ils avaient la faculté de le fermer avec des écluses 3.

pIN ire, Nahar Anak. Les élèves de Rab, en revenant des fuuérailles de leur maître, prirent leur repas au bord de ce canal 4. Il doit par conséquent se trouver dans les environs de Soura.

tcx ~'n:, Nahar Aba, où l’on cultivait du bon lin5. Cet endroit, qui portait sans doute le nom d’un canal qui l’arrosait, doit se trouver dans les environs de Capri ou de Soura , endroits où demeurait R. Hasda. On peut

i Tal. de Iiab.,Z?rtia mcia, 1 06 4, TD'C1? "V2y Np {CD NDPO TC

•N’n rcno rco

- Tal. deBab.. Mold tatou, 4 4, K'QnD NTIC C21? ’PR 21 pi2 ire Nos éditions portent pncTC; le msc. (Opp.

add., fol. 23i, ainsi que les Halakhoth gucdoloth (91 4), pc TC- 3 T. de B., Baba Mecia, 24 4; H al. Gued., ibidem.

* Tal. de La b., Berakholh, 42 4; nos éditions portent p;*| TC> ce qui est peut-être une contraction de p;{n 4 Même Talmud, Sabbath, 140 4 ; cf. M. Wiesner, Scholien , etc., fasc. II, p. 263.

l’identifier avec la localité de Nahraban, au sud de Vasit.

La Babylonie, sillonnée de canaux, comme nous l’avons dit, était très-fertile; les dattes surtout y abondaient. Un docteur dit 1 : « Ils achètent un kab de dattes pour un zouzy et on veut qu’ils s’occupent des études! » Comme toutes les régions chaudes, cette province n’avait pas d’oliviers, mais on y cultivait beaucoup de sesam *. Les femmes babyloniennes portaient aux fêtes des vêtements de couleur 3, tandis que celles de la Palestine portaient du lin fin.

La Babylonie était divisée en plusieurs districts qui portaient le nom de leur chef-lieu ; ainsi avait-on les districts de Nehardaa, de Soura, de Pome-Beditha, etc. Les mœurs, les habitudes, les poids et mesures et les dialectes variaient d’une province à l’autre*. La prononciation des Babyloniens se rapprochait de celle des Galiléens; ils supprimaient les lettres gutturales5.

i Tal. de Bab., Taanith, 9 b.

* crcr, souvent mentionné dans le Talmud.

3 Tal. de Bab., PesaAim, 109 a. Le Midrasch ( Btrcschith rabba, ch. 85) rend les mots tjOT nTlN (Josué, vu, 21) par tP’C'19 Pp'^22 « pourpre de Babylone. » Cf. M. Duncker, l. c., 1. 1, p. 230.

•* Cf. ci-dessous, p. 36i.

SRabbi appelait le Babylonien Hiya (K’TI/ Iyi; cf. M. Fürst, Kullur- md Literaturgeschichte der Juden in Asien, p. 19.

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