LES VILLES DE LA BABYLONIE (MÉSOPOTAMIE
$ I. — Ville* da fété de l'Euphrate.
tmo, Soura (Sora), était la première ville au sud, dans une région très-fertile, grâce aux lacs formés par l'Euphrate', et dont l’un s'appelait Saura. Rab, nommé aussi Abba Arekha3, y établit une école importante, celle de Nehardaa ne pouvant pas suffire pour toute la population juive entre le Tigre et l'Euphrate. Nous ne nous occuperons pas ici des systèmes d’étur .s suivis dans ces différentes académies de la Baby,enio; ce sujet trouvera sa place dans la partie historique.
moi nud, Soura de Perath, où Rabina se rendait souvent, est l'endroit de Soura situé sur l’Euphrate3,
« Tal. de Bab., Broubin , 8 a, X8 PI’1? pDD lono
•pont? c'nnpjr tmr 2Tal.de Bab., Holin, \ 37 i, i O'IN tOK- M. Fürst [loc. cil., p. 33) croit qu’Arekha signifie ici la ville d’Arria, à la frontière de la Babylonie et de laSusiane. Le mot prix, comme Haschi le fait très-bien observer, est un titre des docteurs; nous trouvons l'expression xts; ’l'? (Tal. de Bab., Sabbat h, 89 à.), où
tO'iN n’est point le nom d’une ville, lin tout cas, il vaudrait mieux expliquer par la ville d'Orchoë, puisque le Talmud
(Tal. de Bab., Yoma, 10 a) rend la ville d’Erekh (yix)
par nirniN.
3 Tal. de Bab., Mofd katon, 24 b. mCT JCnoP JIPp’N Nous ne croyons pas que Rabina, qui demeurait à Soura, se soit rendu à Soura. près de Thapsaque.
:)U I.A GÉOGRAPHIE DK TAI.MKD
appelé aujourd’hui Soura-Soura. On le distinguait, par l’attribut de Peraih, du Soura où se trouvait l’Acadéinie, et qui était situé, non sur l’Euphrate, mais sur le bord des lacs.
N’cno kdc, Matha Mehasya, un faubourg ou du moins un endroit tout près de Soura ; nous y trouvons le chef d’école presque un siècle avant la clôture du Talmud de Babylone 1 . Il est probable que la population païenne, sous la dernière domination des Perses, avait expulsé les Juifs de Soura, et leur avait permis seulement de demeurer dans un endroit pauvre et sans importance, qu’on nommait Matha Mehasya. On disait en Baby Ionie i : Il vaut mieux demeurer sur le fumier de Matha Mehasya que dans les palais de Pome-Beditha. Les Juifs demeuraient là aussi parmi les païens obstinés, qui ne voulaient pas se convertir au judaïsme3.
Onal’habituded’identifierSouraavècMathaMehasya l; mais ces deux villes sont mentionnées dans un seul et même passage5. On ne voit pas pourquoi on aurait substitué le nom de Matha Mehasya à celui de Soura.
b22, Babel, la célèbrecapitale de la Chaldée, détruite par Darius, perdit complètement son importance par le voisinage deSéleucie et de Ctesiphon6; elle n’avait
I Lettre de Scherira iéd. Filipowski), p. 53.
*Tal. de Bab., A 'eritoth, 6 a.
:l T al. de Bab., Berahhoth, 17 i.
* Lettre de Scherira (éd. Filipowski), p. 51.
5 Gf. ci-dessous, p. 304, et Tal. de Bab. , Baba meeia , 67 b et 68e, ffcrra xntn Knirtro. tmcn xrorro ; et aussi m. Graetz, Atonatsschrift, 1853, p. 198. Il résulte cependant des mots de Scherira, K'criD Kfic!? N21 NTID2 |lt« ’PN "7, et d’autres passages, que Soura et Matha Mehasya ne sont pas identiques. Les mots (i4., p.53), N’cno SPC sont une glose d'un copiste
ignorant, où il faut peut-être lire rClipH 11 u ben de FlNIp;"sWiner, toc. cit., t. I, p. 124.