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LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE

cependant pas disparu entièrement au cinquième siècle. Ou raconte que des marchands ayant apporté des paniers à vendre à Babel, les habitants de la tille se sont plaints à Rabina de ce qu'on permettait aux marchands étrangers d’y venir, au détriment des marchands de la ville. Le contexte ne permet pas de douter que le Talmud ne parle ici d’une ville et non d’une province. On rapporte des cas semblables de Pome-Nahra Nous avons vu* que leTalmud mentionne encore l’existence du « pont de (la ville de) Babel. »

Les talmudistes parlent du temple de Bel3, qu’on veut identifier avec la place actuelle de Birs Nimroud (l’ancienne tour de Babel ‘j. Mais leTalmud mentionne un autre lieu d’idolâtrie, qu’il appelle Belh Nimrod et qui représentait mieux le Birs Nimrod. Les ruines de Babel se voient aujourd’hui au nord de Helleü (Hilleh).

srre, Bernisch; la synagogue de Daniel se trouve à trois parsa de cette dernière localité7. Cette synagogue est probablement dans le voisinage de la place, à Babylone, où Théodore le Grand fit construire (399) une église et un monastère, qu’on appelait l’église de Daniel8.

‘ Tal. de Bab., Baba bathra , 22 a, ’XTpn 'n^tC! ’XTipn îmn

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DO? XTOy. Cf. aussi Tal. de Bab., Guittin, 63 a, Prpr.n

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*Cf. ci-dessus, p. 330.

3 Tal. de Bab., Abodak tarah, 11 b.

1 M. Oppert, Expédition scientifique en Slesopotamie, t. I, p. 200 et suivantes.

5 Tal. de Bab., AbcdaA tarai, 03 b.

fiM. Oppert, toc. cil., t. I, p. 130 et suivantes.

' Tal. de Bab., Eroubin, 21 a.

8 Ritter, loc. cit. , L X, p. 60 ; cf. aussi M. Wiesner, ScAolieu, etc. , *fasc. III, p. 17.

Bernisch pourrait, dans ce cas, être identique avec Khan Birnus ’, aux environs de Belle.

f)'D"H2, Borsip, est confondu dans les actes officiels avec Babel4; en effet, cette ville n’était pas loin de Borsippon ou Borsippa3. Ptolémée l’appelle Barsita *, et il la place près du confluent du Maarses et de l’Euphrate. Nous avons identifié 5 ce pays avec le Perath de Borsip, dans leTalmud. La ville biblique de Kclah est, d’après le Talmud, Perath de Borsip1’ ; une ville de ce nom pouvait avoir existé aux temps des talmudistes. Nous trouvons Perath Maïsoun mentionné par les géographes arabes et dans le Talmud : c’est l’ancien Rehoboth Tr. A Borsippa était établie une secte d’astronomes chaldéens, auxquels la ville donna son nom ; c’est pourquoi l’on dit dans le Talmud7 que Borsip est un lieu défavorable aux études. Le Talmud 8 mentionne une idole de Beth-

* Ritter, loc. ci'/., t. XI, p. 787. M. Opperl (l. e., p. 133J prononce ce nom Bir-outt-nous.

* Tal. de Bab., Eronbin, 36 a-

*Josèphe, contre Apion, i, 20.

1 Mannert, loc. cil, p. 305.

5 Cf. ci-dessus, p. 327.

6 Tal. de Bab., Yoma, 10 a, "CKl T’K 722 1172^00 n'»N7 'Pim

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est Babylone ; Erekh, Orikhoth (Orchoë; cf. M. Oppert, loc. cit , p. 264); Akad est Bascar (probablement i;p2 contracté de 12ÏÏ? ’2> la ville de Saccada chez Ptolémée, à l’embouchure du Lycus dans le Tigre); Khalné est Nifier ou Ninplié (?). Aschour est Séleucie; Niniveh, la ville du même nom; Rehoboth Ir est Perath de Méson ; Kelab, Perath de Borsip ; Resen eat Ctesiphon. *

" M. Rappoport, Kerem kemed, t. VI, p. 129.

s Tal. de Bab., Abodah zarah, 1 1 b, rpD1122 121 n'2 ; on lit dans nos éditions 'DH22- Cf. cependant If al. gutd.,\>. 120 b.

LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE 347 Nobo, à Borsip; c’était probablement le templo de Nebo, divinité qu’adoraient ces astronomes.

On n’a pas encore trouvé les traces de cette ville remarquable. Mannert 1 * espère qu’un voyageur y parviendra en se guidant par les chauves-souris qui, d’après Strabon, y sont d’une taille plus forte que partout ailleurs, et que l’on fumait avant de les manger. 11 faut convenir que voilà une singulière indication donnée aux futurs voyageurs pour reconnaître les traces d’une ville perdue.

N';r;n, Hagrounya. est peut-être la ville d’Agranum, que Pline dit avoir été une des plus grandes du pays, et qui, selon lui, fut détruite par les Perses 4 5 ; elle se trouve du côté où il y a une dérivation de l’Euphrate. Le Talmud dit3 : « II. Mordekhaï avait accompagné R. Schimi depuis Hagrounya jusqu’à Be-Kipi , et selon d’autres, jusqu’à Be-Doura. » Si Hagrounya est identique avec Agrauum, Kipi ou Kifi pourrait être la localité de Koufa, et Be-Doura, un endroit dans la plaine du même nom, plaine dans laquelle était bâtie Babylone4. C’est également dans cette plaine, dit le Talmud3, qu’Ezéchiel ressuscita les morts. On mentionne aussi « les anciens de Hagrounya6, » c’est-à-dire les savants de cette ville. Akra de Hagrounya 1 est sans doute la forteresse qui se

i Loc. cil., p.305.

* Mannert, loc. cil., p. 305.

3 Toi. de Bab., Berakhoth, 31 a, nP '2CN1 ’D’Z '2 TJTI N’jTCnD ton '2 IV (Msc. Opp. add., 23 îfCTI '2 ••• ’NOp ’2)-

• D’après la leçon du msc. une ville q<Tl> que nous rencontrerons encore ailleurs.

5 Tal. de Bab., Sanhédrin, 92 b.

•'■Même Talmud, Sabbath, 11 a. N'ivnrn 'ZD " Ibid. Baba bathra, 73 b.

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trouvait do ce côté; on y comptait soixante maisons seulement, d’après le Talmud. Soixante ainsi que quarante 1 sont des nombres dont les Talmuds se servent fréquemment quand ils ne veulent rien préciser.

tntClNmn, Hartha de Argaz, appartenait à la province de Soura, résidence de Rab Nous ne trouvons dans ces environs aucune localité avec laquelle nous puissions l'identifier, si ce n'est les ruines d ’el-llirr 3.

N’ECON, Afsatya, endroit où |vint un jour Rab (qui séjournait à Soura). Cette localité doit être située dans le district appartenant à la juridiction de Rab *. On veut l'identifier avec Abusatha s, au nord de l’Assyrie. A l’époque de Rab, où il n’y avait que deux écoles, à Nehardaa et à Soura, l'Euphrate adhérait probablement à Samuel et le Tigre à Rab.

niaijn xrpo, Piktlia d'Arboth, endroit où l'eau était très-rare Rabina (qui demeurait à Soura) s’y rendait souvent; cette localité était par conséquent dans les environs de Soura. Non loin de cette ville, à partir des lacs chaldéens, se trouvaient déjà les Arabes, et il est possible que le nom d'Arboth provient du voisiuage de ce peuple.

ri’EnrN, Ischthatith. Rab se tenait au passage (pont)

* Cf. ci-dessus, p. 41 , 72 et ailleurs. Les Arabes disent également Sitlitt untn dans leurs exclamations d’admiration.

- Tal. de Bab., Sabbath, 19 b et ailleurs. Raschi croit qu’Argoz était le nom d’un mage auquel cette ville était attribuée. Cf. M. Ruppoport, Erckh Millin, p. 192.

3M. Opperl, loc. cil., t. I, p. 235.

* Tal. de Bab., Broubi », 100 b.

5M. Wiesner, Scholien, etc., fuse. III, p. 64.

6 Tal. de Bab., Aloëd bâton, 9 a; Raschi explique tsTpO pur plaine; nous croyons que les deux mots réunis forment le nom d’une localité.

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